• Désolé pour le retard de publication de cet article. Vous pouvez le télécharger à l'adresse ci-dessous.
    Trois éléments principaux à retenir :
    - le taux de Valauchan est un "taux" politique, destiné à maintenir la "paix sociale" ;
    - le partage "intéressement/participation/valorisation du FCP" est un leurre pour les salariés ; ceux qui gagnent le plus sont les actionnaires, et les salariés privilégiés, notamment via les stock-options ;
    - les mécanismes "intéressement/participation" ont des effets pervers à court terme (la carotte pour faire travailler de plus en plus les salariés avec des salaires de base très faibles) et à long terme (c'est sur le salaire brut que se calcule la future retraite, hors intéressement et participation). En outre, ceci permet au groupe Mulliez d'échapper au versement de cotisations sociales : manque à gagner pour la France en 2008 : plus de 200 millions d'euros. Et on parle de déficit du régime des retraites !! Qui creuse ce déficit si ce ne sont ces mécanismes, et les multiples aides permettant d'évacuer une partie des cotisations sociales, notamment sur les bas salaires ? Démonstration complète dans le lien ci-dessous.

    Télécharger « mod_article1184734_1.pdf »


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  • Télécharger « mod_article1158626_1.pdf »


    Pour ceux qui n'arrivent pas à lire l'article 30 (hors tableaux qui ne sont pas repris). Cliquer sur le lien pour télécharger le PDF.
    Ce soir, données sur Valauchan ... Le taux sera surprenant compte tenu de cet article 30.
    Avec de nombreuses questions, sur les méthodes d'évaluation du groupe, en interne, et vis-à-vis des salariés. Ce sera passionnant.
    B. Boussemart

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  • Comme indiqué hier, le "blog galaxie Mulliez" de Yannick BOUCHER de la Voix du Nord fait davantage penser à de la publicité gratuite pour le groupe Mulliez qu'à un travail de journaliste. Il rejoint en cela le "blog Mulliez" de Bertrand GOBIN. Nous leur laissons bien volontiers ce terrain, des informations biaisées ou tronquées, ou des pseudos informations exclusives "divulguées" probablement sous le sceau du secret par tel ou tel membre de la famille.
    Nos deux journalistes ont leur conscience pour eux. Et qu'ils la regardent tous les matins devant leur mirroir.
    Désormais, nous parlerons de ces deux "blogs de publicité" concernant le groupe Mulliez sous la terminologie de "BLOPUB Mulliez" (Blo pour Blog, et Pub pour Publicité).
    A très bientôt ce jour pour l'article promis sur Valauchan et les retraites.

    B. Boussemart

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  • Le blog de « La Voix du Nord » consacré à la « galaxie Mulliez » (sic) tenu par Yannick BOUCHER ne gagne pas trop à être connu.

    Ainsi, on apprend sur ce blog (le vendredi 9 avril 2010) que le chiffre d’affaires du groupe Adeo est de 11,24 milliards d’euros en 2009 (… progression globale de 10,3%) … et que le « résultat net du groupe, contrôlé par l’association familiale Mulliez » est de 475 millions d’euros (+ 5,2%).

     

    Peut-on être sérieux quelques secondes :

    - le chiffre d’affaires consolidés de groupe Adeo (données greffe) est en 2008 de 8 683 726 K€, soit 8,68 milliards d’euros ; une progression de 10,3% donnerait un chiffre d’affaires pour 2009 de 9,58 milliards d’euros. Nous ne sommes absolument pas à 11,24 milliards d’euros. Mais comme Bertrand GOBIN, Monsieur Yannick BOUCHER doit confondre le chiffre d’affaires hors taxe et le chiffre d’affaires TTC, et le chiffre d’affaires consolidé (seule donnée valable d’un point de vue financier) avec le chiffre d’affaires sous enseigne ; ou même confondre ces deux catégories d’éléments. Reconnaissons que ceci multiplie les risques d’erreurs. Mais le travail d’un journaliste est bien de vérifier ses sources ? Non ?

    Question à Monsieur le journaliste : de quel chiffre d’affaires parle t-il ?

    - le résultat net consolidé du groupe Adeo en 2008 était de 445 858 K€ ; avec le taux de progression annoncé dans cet article, le bénéfice net devrait être de 469 millions d’euros. Là encore, nous n’y sommes pas. Après tout, la différence est minime … Personne n’est à quelques millions d’euros près dans la famille Mulliez.

    - en France, pour l’enseigne Leroy-Merlin seule, le chiffre d’affaires annoncé est de 4,62 milliards d’euros, pour 110 magasins. Or en 2008, le chiffre d’affaires (source greffe) est de 4,037 milliards d’euros. Ce qui voudrait dire qu’en période de crise, la progression aurait été de 14,4%. On rêve !!! Voir les remarques ci-dessus pour la nature des chiffres d’affaires.

     

    Règle n° 1 d’un bon journaliste : vérifier ses sources.

    Règle n° 2 d’un bon journaliste : confronter ses sources aux informations officielles.

    Ceci demande un peu de temps ; certes, ceci risque alors de n’être ni un scoop, ni de la publicité pour le groupe Mulliez. Mais au moins, c’est sérieux.

     

    Demain. Valauchan … et les retraites.

     

    B. Boussemart


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  • Décidemment, la famille Mulliez profite des fêtes chrétiennes pour licencier dans ses sociétés. Après Noël et Pimkie, c’est au tour de Pâques et Surcouf.

     

    Petit historique (voir La richesse des Mulliez : pages 433 & 434) : Hugues Mulliez (petit-fils de Francis Mulliez, cadet de la famille Louis Mulliez-Lestienne ; et fils de Stéphane Mulliez – société Pickwick) a créé la société Youg’s en 2002. Cette société  gérait, avant la reprise de Surcouf, quatre magasins spécialisés dans la vente de produits et de services informatiques (dont deux magasins ouverts en 2007-2008 à Hénin-Beaumont et à Carré Sénart).

    Depuis cette création jusqu’à janvier 2008, Youg’s avait essuyé des pertes importantes : un cumul de 3,1 M€ ; à laquelle il fallait ajouter un abandon de créances de 1,2 M€ (exercice 2007-08, avec clause de retour à meilleure fortune). Le chiffre d’affaires des deux premiers magasins tournait depuis 2003-04 autour de 7 à 8 M€ selon les années, et après l’ouverture des deux autres magasins en 2007-08 avait atteint un peu plus de 10 M€. L’effectif moyen passe alors de 31 à 82 personnes.

    Surcouf supporte 60,4 M€ de pertes de 2004 à 2005 (tous les exercices sont déficitaires sur cette période de 5 ans) et réalise près de 282 M€ de chiffre d’affaires en 2005 (sa meilleure des 5 années) et près de 230 M€ en 2008. A cette date, Surcouf emploie encore 582 personnes, contre 808 personnes fin 2004.

     

    Donc, nouvelle histoire d’une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf !!!

     

    Pour autant, le rachat de Surcouf au groupe PPR par Hugues Mulliez est une opportunité des deux côtés : le groupe PPR se « débarrasse » d’une entité qui perd de l’argent et qui ne rentre pas dans la stratégie financière de la famille Pinault, et Hugues Mulliez renforce d’un coup son parc de magasins, et reprend une marque plus « visible ». D’ailleurs, l’ensemble des magasins Youg’s passe progressivement sous la marque Surcouf, en même temps que le concept initial « Youg’s » est peaufiné.

    Notre « grenouille » Youg’s avait cependant besoin d’argent frais : en janvier 2008, son capital de 1,3 M€ était totalement mangé par les pertes, et ses fonds propres négatifs à hauteur 1,1 M€. Par suite, début 2009, un coup d’accordéon est réalisé sur le capital de Youg’s : il est successivement réduit de 1,3 M€ et mis à 0, puis augmenté d’un apport de 5 M€, souscrit par Hugues Mulliez en nue-propriété, et par Stéphane Mulliez (½) et son épouse (½) en usufruit.

    Ainsi, il ne reste que 3,9 M€ de fonds propres réels chez Youg’s, qui sont probablement utilisées à hauteur de 3,35 M€ pour le rachat de Surcouf à Caumartin Participations, la filiale de PPR qui détient 100% de Surcouf depuis 2007. Probablement, aucun chiffre n’ayant été publié. Pourquoi alors 3,35 M€ ? Parce que Caumartin Participations a d’abord racheté en 2007 à la FNAC les titres Surcouf pour 1 € ;  puis a procédé à une augmentation de capital en mai 2009 afin de résorber les pertes accumulées de Surcouf ; enfin, a réalisé une nouvelle augmentation de capital de Surcouf en juin 2009, à hauteur de 3,35 M€, avant de nommer à cette même assemblée générale comme administrateurs Hugues Mulliez, son frère Romain et Vincent Arnault.

     

    Pour la grenouille Youg’s, il s’agit alors de rentabiliser l’opération ; la restructuration se traduit aujourd’hui par un licenciement économique de 179 salariés. Le « blog CGT Virgin » indiquait le 31 mars 2010 que ces licenciements étaient liés au refus des salariés concernés de réduire des 2/3 la part variable de leur rémunération.

    Ceci n’est pas sans rappeler les licenciements pratiqués par Auchan France pour des salariés du rayon électroménager (voir le blog CFDT Auchan centrale et Auchan Cadres en 2008).

     

    La famille Mulliez adore les parties variables des rémunérations, à la condition qu’elle contrôle avec ses propres critères ce qu’elle paie en partie variable, via l’intéressement, et surtout sans charges sociales. Quand cette partie variable dépend du travail des salariés et des ventes aux clients (qu’elle contrôle moins, par définition), il faut d’urgence modifier les contrats de travail. Et si le salarié n’est pas content, la porte. Encore une vision « AFM » du dialogue social ; après tout, il faut bien « faire passer l’homme avant le fric » ! Ah non ?

     

    B. Boussemart

     


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