• Bonsoir

    Le sourire semble être de mise après la remontée boursière de Carrefour pour Groupe Arnault.

    Désolé d'être en contradiction avec cette analyse. En effet :

    - au cours actuel (ce soir 29 septembre) de 17,36 €, Groupe Arnault en est encore de sa poche pour 1,577 milliards d'euros pour l'opération menée sur Carrefour. En effet : valorisation des titres de Blue Capital : 1 308 M€ ; dû aux banquiers : 3 468 M€ ; et perte nette de 2 154 M€ à se partager entre Arnault et Colony : 1 077 M€, avec 500 M€ de capital apporté/emprunté à rembourser en supplément.

    - il faut y ajouter (voir les déclarations AMF de septembre 2011) les options prises par Groupe Arnault (sans endettement, non mais sans rire - voir la déclaration de franchissement de seuil du 14 septembre 2011 consacrée à Carrefour) : soit outre les 3 461 634 actions détenues potentiellement suite à des options d'achat (à un prix de 31,69 € pour 2 500 000 titres et à 20,061 € pour 961 634 titres), options qui tombent de facto par rapport au cours actuel de 17,36 € (et il faudra ramer pour atteindre ne serait-ce que 20 €), 1 695 118 options supplémentaires (soit 2,098 M€ pour les options du 7 septembre, 1,202 M€ pour les options du 8 septembre, 1,62 M€ pour les options du 9 septembre et 0,988 M€ pour les options du 12 septembre). Ces options ne dégageront aucun bénéfice pour groupe Arnault, au prix où elles peuvent s'exercer.

    - à l'inverse, et comme annoncé dans l'article 77, la valeur du titre LVMH baisse au même rythme que la spéculation sur le titre Hermès. Sur les 5 derniers jours, le titre Hermès est passé de 254,35 à 232,6 € ; et le titre LVMH de 110,95 à 103,2 €. LVMH perd progressivement la plus-value qui avait fait augmenter artificiellement son cours, relativement à l'opération Hermès.

    Et comme le principal de la fortune d'Arnault est liée à LVMH !

    Il est facile d'en tirer les conclusions.

    B. Boussemart

     


    votre commentaire
  • Bonsoir

    Vous pouvez enfin télécharger sur le lien ci-dessous l'analyse des comptes du 1er semestre des 3 groupes.

    En prime : la présentation des comptes 2010 de Blue Capital au Luxembourg, la maison-mère de Carrefour détenue par Arnault et Colony.

    Petite question enfin. Depuis le 18 juillet, le blog Mulliez ne publie plus aucun article. Et surtout, depuis le 11 août, plus aucun commentaire des salariés du groupe Mulliez. Y a t-il un lien de cause à effet avec la prochaine publication consacrée à Gérard Mulliez, à ses pompes et à ses oeuvres, par un journaliste bien évidemment totalement indépendant ?

    B. Boussemart

    Télécharger « mod_article5744001_1.pdf »


    3 commentaires
  • Bonsoir

    Comme déjà indiqué dans notre ouvrage sur "Le Groupe Mulliez", la reconnaissance juridique de l'existence d'un véritable "GROUPE MULLIEZ" n'est plus qu'une question de temps. Il suffit d'attendre la publication de l'arrêt Hermès/LVMH ; comme l'annonce "actu.orange.fr", "La Cour d'Appel suivant encore l'AMF a estimé que l'existence d'un groupe familial Hermès était "incontestable" et que ses membres agissaient bien ensemble "comme un groupe familial de concert". Et de l'appliquer aux SCA constituant le "Groupe Mulliez" à partir des Sociétés Civiles familiales, de leurs statuts communs etc ...

    Ce que nous avons prouvé dans notre ouvrage "Le Groupe Mulliez - 2006-2011. Pour en finir avec le conte familial" aux Editions Estaimpuis.

    C'est donc pour bientôt.

    B. Boussemart


    votre commentaire
  • Bonsoir

    Il suffit de laisser faire les marchés financiers. Quand les banques ne vaudront plus rien en bourse, l'Etat peut racheter pour rien les titres des banques (ça ne lui coûtera pas cher du tout, quelques euros, et pas plus au contribuable). C'est bien mieux qu'une nationalisation. Ensuite, l'Etat peut redistribuer les titres achetés "pour rien" de manière égalitaire entre tous les français (pour quelques centimes d'euros). Chaque français sera donc propriétaire d'une portion des banques ainsi rachetées, et on pourra commencer à discuter des choses sérieuses (éliminer les activités de spéculation des banques, les traders, les swaps de toutes sortes, les LBO avec les privates équities ... et les prêts aux grandes fortunes).

    Voir mon prochain ouvrage sur les prêts des banques aux grandes fortunes. Ces dernières vivent encore plus à crédit que l'Etat grec ; avec la bénédiction du pouvoir politique. Mais pour leurs seuls intérêts privés. Et contre les contribuables français.

    B. Boussemart


    2 commentaires
  • "L'accumulation du capital de la dette publique ne signifie rien d'autre ... que le développement d'une classe de créanciers de l'Etat, qui sont autorisés à prélever pour eux certaines sommes sur le montant des impôts (les fonds publics ne sont rien d'autre que du capital imaginaire, qui représente la partie du revenu annuel, affecté à payer la dette. Un capital équivalent a été dissipé ; c'est lui qui sert de dénominateur commun à l'emprunt, mais ce n'est pas lui que le fonds public représente, car ce capital n'existe nulle part...). Dans ces faits qui montrent que même une accumulation de dettes arrive à passer pour accumulation de capital, on mesure à quel degré de perfection atteint la dénaturation des choses qui se produit dans le système du crédit. Ces créances établies pour le capital prêté à l'origine et dépensé depuis longtemps, ces duplicatas de papiers, image d'un capital détruit, font pour leurs possesseurs office de capital, dans la mesure où ce sont des marchandises vendables et qui peuvent donc être reconverties en capital.

    Les titres sur des sociétés ... sont ... sans doute des titres sur du capital réel. Mais ils ne permettent pas de disposer de celui-ci. Il ne peut être retiré. Les titres établissent seulement des droits sur une fraction (des profits) qu'il va s'approprier. Mais ces titres se transforment eux aussi en duplicata du capital réel, en chiffons de papier, comme si un certificat de chargement pouvait avoir une valeur à côté du chargement, en même temps que lui. Ils se transforment en représentants nominaux de capitaux qui n'existent pas. Car le capital réel existe à côté d'eux, et ne change absolument pas de mains, si ces duplicatas passent d'une main dans une autre. Ils se métamorphosent en formes du capital productif d'intérêt, non seulement parce qu'ils assurent certaines recettes, mais aussi parce qu'en les vendant on peut obtenir qu'ils soient remboursés en valeurs-capital. ... En tant que duplicata, négociables eux-mêmes comme marchandises et circulant donc comme valeur-capital, leur valeur est fictive : elle peut augmenter ou diminuer tout à fait indépendamment du mouvement de valeur du capital réel, sur lesquels leurs détenteurs ont un droit. Leur valeur, c'est à dire leur cotation en bourse, a nécessairement tendance à augmenter avec la baisse du taux de l'intérêt, dans la mesure où celle-ci est une conséquence toute simple de la chute ... du taux de profit ... Gains et pertes par suite des fluctuations de prix de ces titres, ainsi que leur centralisation entre les mains (de quelques-uns), seront ... de plus en plus le résultat de la spéculation, qui apparaît au lieu et place du travail comme mode originel d'acquérir du capital ... Cette espèce de richesse financière imaginaire ne constitue pas seulement une partie fort importante de la fortune des particuliers ; c'est aussi ... une portion notable du capital du banquier".

    De qui est cette citation (vous la trouverez en intégralité dans mon prochain ouvrage), qui est particulièrement d'actualité ?

    Ce n'est pas un jeu concours ... Simplement une manière d'interroger tout un chacun sur ce qui est connu depuis fort longtemps par les économistes sérieux qui ont analysé le système capitaliste et ses errements.

    B. Boussemart


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires