• Bonjour

    Excellente nouvelles pour près de 900 salariés qui avaient été déboutés par la justice prud'hommale sur la question du non paiement par Auchan de leurs heures de pause. Le TGI de Lille vient de donner raison à la Fédération des Services CFDT, défendue par Maître Ducrocq et Maître Kadri ; et de condamner Auchan France, défendue par Maître Duquesne et Maître Marquet de Vasselot.

    La décision est la suivante : le TGI de Lille

    "Condamne la société AUCHAN à régulariser depuis le 1er janvier 2000, la situation de l'ensemble des salariés concernés en leur servant un salaire composé du SMIC horaire légal pour 35 heures de travail assorti du complément de salaire visé à l'article D 3231-5 du code du travail, pour assurer la GMR II applicable au sein de l'entreprise, augmenté de 5% correspondant au forfait pause prévu à la convention collective nationale applicable, et ce sous astreinte de 5000 € par jour de retard passé le délai d'un mois suivant la signification de la présente décision,

    La condamne également à compter du 1er juillet 2005 à régulariser la situation de l'ensemble des salariés concernés en leur servant un salaire composé du SMIC mensuel légal augmenté de 5% correspondant au forfait pause prévu par la convention collective nationale et ce sous astreinte de 5000 € par jour de retard passé le délai d'un mois suivant la signification de la présente décision,

    La condamne à payer à la Fédération des services CFDT la somme de 10 000 € - dix mille euros - à titre de dommages et intérêts ...

    ....

    La condamne aux entiers dépens".

    Petites conclusions :

    1. ne jamais désespérer dans une lutte. Cette bataille dure depuis 7 années, et Auchan l'a perdue ; pour la simple raison qu'il n'appliquait pas la loi (voir les attendus du jugement) ; notamment pour les salariés qui ont les plus bas salaires.

    2. se la jouer "individuel" est une erreur dans le groupe Mulliez ; comme dans tous les groupes financiers, industriel ou de distribution. Seules les luttes collectives paient.

    B. Boussemart

     

     


    13 commentaires
  • Bonsoir

    Le holding que la famille Hermès avait prévu de constituer pour échapper à l'emprise de Bernard Arnault a été définitivement créé et alimenté par les titres Hermès International.

    De nombreuses sociétés familiales ont donc fusionné avec ce holding (provisoirement nommé H51) (Hermès 51% comme objectif?), dont notamment les sociétés Axam, Falaises, Flèches, Pollux et Consorts, HDGP ...

    Le capital du nouveau holding est déjà de plus de 5 milliards d'euros.

    Exit la tentative de prise de contrôle de Bernard Arnault. Il va devoir faire comme pour Pinault et Gucci !!!

    B. Boussemart

    Les publications de l'Autorité des Marchés Financiers de ce jour - 23 novembre - confirment cette annonce. D'autres membres de la famille Hermès ont rejoint le holding H 51. Et cerise sur le gâteau, le greffe du Tribunal de Commerce de Paris s'est planté sur la publication des nouveaux statuts de H 51, et des annonces d'augmentation du capital : l'annonce est bonne, mais le texte est mauvais quand vous le chargez sur votre ordinateur. L'informatique a de ces bizarreries.

    B. Boussemart


    votre commentaire
  • Bonjour

    Si j'étais un petit actionnaire de Carrefour, je commencerai à m'inquiéter sérieusement des objectifs de Bernard Arnault.

    L'Autorité des Marchés Financiers indiquait en effet le 4 novembre quatre opérations réalisées par Blue Participations et Gestion, filiale luxembourgeoise de Bernard Arnault sur des options :

    - en date du 28 octobre : acquisition d'options d'achat d'actions à 3,48 €, pour un total de 5 893 964,64 € ; et le même jour, cession d'options de vente d'actions à 3,48 €, pour un total de 5 893 964,64 € ;

    - en date du 25 octobre : acquisition d'options d'achat d'actions à 3,48 €, pour un total de 20 880 000 € ; et le même jour, cession d'options de vente d'actions à 3,48 €, pour un total de 20 880 000 €.

    Tout ceci, évidemment "hors marché". Pour moi et vous, pauvres béotiens, c'est une bétise sans nom d'acheter et de vendre le même jour au même prix. Mais Bernard Arnault n'est pas idiot. C'est un spéculateur. Et ceux qui achètent ou vendent les options ne sont pas les mêmes personnes. Il existe là des potentiels (certes de plus en plus risqués) de plus-values sur ces options. Et qui l'aide, "hors marché" ... Mais les banquiers, bien évidemment ; vous savez, ceux qui veulent vous faire serrer un cran de plus à votre ceinture. Ceinture pas pour tout le monde. Car lorsque quelqu'un vous doit beaucoup d'argent, mieux vaut faire en sorte qu'il vous le rembourse. Quitte à utiliser des moyens très particuliers.

    En d'autres termes, comme Bernard Arnault ne gère pas Carrefour, il se replie sur de la spéculation à court terme sur la valeur du titre Carrefour.

    Comme dépecer cette société ne lui suffit pas (les petits actionnaires ont donné un coup d'arrêt à la vente de l'immobilier si "cher" à son complice Colony) pour payer ses dettes, il continue (mais c'est réellement cette fois du petit bras) à spéculer à l'achat comme à la vente sur le titre d'une société dont il est censé - vu sa position dans les organes de direction - assurer la pérennité. Et l'Autorité des Marchés Financiers n'y trouve rien à redire ???

    De cette pérennité, il s'en soucie comme d'une gigne. Il doit d'abord "sauver les meubles" chez lui ... Et après lui, le déluge !

    B. Boussemart


    votre commentaire
  • Bonjour

    Sodival-Cultura vient d'émettre 9 984 actions dites de préférence, attribuées à 9 cadres qui ont exercé leurs stock-options.

    Montant total : 960 061,44 €, avec 3 souscripteurs à 80  005,12 €, 4 souscripteurs à 100 006,4 € et 2 souscripteurs à 160 010,24 €.

    Plus-value potentielle par rapport à la valorisation de Sodival fin 2010 (voir "Le groupe Mulliez", en pages 106 à 109) : 363 717 €.

    Soit 30 310 € pour chacun des 3 souscripteurs, 37 887 € pour chacun des 4 souscripteurs et 60 620 € pour les deux derniers.

    C'est Noël avant l'heure. Et pas besoin de "Prime Sarkozy" ; au fait, combien de prime Sarkozy pour chacun des salariés de Cultura ?

    B. Boussemart


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires