• Bonsoir

    C'est parti.

    Déjà fini, la modestie des résultats du 2ème tour. Macron a déjà oublié les 12 101 416 abstentions, les 3 019 724 bulletins blancs et les      1 049 532 bulletins nuls. Il ne retient que les 20 753 798 voix qu'il a obtenues, soit 43,63% des inscrits, dont en plus un nombre très important de celles-ci n'a fait que rejeter le Front National. Macron s'approprie donc des voix qu'il n'a pas !!! Bel exemple d'honnêteté intellectuelle et de calculette libérale. Comme Hollande (mon ennemi, c'est la finance ... sic) et Valls, ce dernier ayant enfin jeté le masque aujourd'hui. Donc, tous ces braves gens du PS (qui n'a rien de socialiste) ont bien magouillé depuis plusieurs années pour nous amener à accepter l'intolérable, à coups de 49.3 et de lois scélérates favorables à la finance mondialisée.

    Cette dernière se porte bien. Il suffit de regarder à cet égard les résultats des sociétés du CAC 40 entre 2015 et 2016. Ils engrangent les bénéfices (+ 14% entre 2015 et 2016, à près de 90 milliards d'euros pour les groupes ci-dessous), refusent les hausses de salaires et continuent de licencier, et voient leurs titres s'envoler en bourse : de 1 588 Mds d'euros en 2015 à 1 807 Mds d'euros en 2016.

    Télécharger « LA FINANCE FRANCAISE.pdf »

    Surtout, et l'ensemble de la presse télévisée, des radios et des journaux aux mains des amis de cette finance (Le Figaro avec Dassault ; le Parisien et les Echos avec Arnault ; Europe 1 et la presse people - Elle, Paris Match et les photos macroniennes pleines pub - avec Lagardère ; RTL et le groupe Prisma - Capital, Gala et d'autres jolis portraits macroniens ... - qui dépendent du groupe allemand Bertelsmann ; Bouygues avec TF1, TMC, LCI, HD1 ... ; Bolloré avec Vivendi - Canal + ; Drahi avec BFM, RMC, L'Express, l'Expansion, Libération ; Bergé, Niel et Pigasse avec "Le Monde" et l'Obs. ... ) et les présentateurs "bien pensants" des chaînes publiques sont en train de nous vendre les élections législatives sous le mode "Macron - l'homme du progrès" qui promet avec tous les "progressistes" un avenir radieux pour la France - contre tous les ringards qui refusent son programme, et notamment Mélenchon, qui est déjà désigné comme adversaire principal. En douce, car il ne faut pas trop attirer l'attention. Vous avez vu beaucoup de fois l'appel de Mélenchon aux insoumis pour construire des législative positives ? Mélenchon est-il présent dans les médias ? Non. Place aux Valls, Le Maire ... et consorts, qui veulent rejoindre Macron, qui fait mine de les faire passer par Canossa !!! Ce qui ne va d'ailleurs pas gêner outre mesure ces politicards, qui n'ont aucune pensée, aucune morale autre que leur petite personne. Macron les méprise ... et c'est normal ... Il les traite comme ils le méritent. Mais en attendant, on passe l'essentiel sous le boisseau.

    Tous les médias vont nous abreuver de "progressistes" de tous poils, voulant notre bonheur, contre les ringards dont je fais partie.

    - je suis ringard, si je ne veux pas la mondialisation financière et sauvage de Macron ?

    - je suis ringard, si je veux préserver les acquis sociaux des travailleurs qui ont lutté avec leur sang contre les capitalistes des XIXème et XXème siècle pour gagner des règles sur le fonctionnement du marché du travail, ce qui a donné le Code du Travail, ce à quoi Macron veut revenir en laissant libre discussion au niveau de l'entreprise ... et surtout de son patron ?

    - je suis ringard si je veux refuser cette Europe du Capital, déjà saluée par Merkel et par Junker ? "La France dépense trop et pas dans les bons domaines ... " ; merci pour vos conseils, Mr Junker, spécialistes des avantages accordés sous votre ministère au Luxembourg à une pléthore de firmes multinationales ... On comprend bien sur quoi vous voulez aligner la France ...

    - je suis ringard si je veux rester aux 35 heures avec un salaire décent, et avec une protection sociale qui ne sera pas aux mains d'assurances et de mutuelles déjà gangrénées par la finance ?

    Et ce serait eux, les hommes de progrès, qui veulent nous ramener aux XIXème siècle, à la lutte du chacun pour soi, et du patronat pour tous ? Qui veulent nous imposer cette Europe capitaliste de l'exploitation dont on voit bien les résultats dans le tableau ci-dessus. Capitalistes qui n'en ont jamais assez ...

    Non ... Macron et ses contempteurs, c'est la régression sociale et économique, aux ordres du capitalisme mondial, dont il croit prendre un strapontin ... Les véritables puissances (dont la Chine, voir nos prochaines publications sur l'impérialisme du XXIème siècel) vont vite le remettre à sa vrai place ...

    Et il sera trop tard pour les français ... Comme il disait - pour votre bonheur ... Vive la France !

    Bon courage.

    Benoît Boussemart

     

     


    4 commentaires
  • Bonsoir

    Malgré tous les appels au "front républicain", je ne voterai pas Macron dimanche prochain. Ce personnage est un digne représentant du libéralisme le plus dur qui soit, son ennemi étant clairement les travailleurs. Il ne connaît d'ailleurs pas cette notion de travail dont il se gargarise dans ce qu'il appelle des discours, travail qui est un concept du ... XVIIIème siècle (Adam Smith). La valeur travail est définie par le temps de travail, et le seul moyen d'être cohérent en théorie est d'accepter avec Marx la distinction entre la valeur d'usage de la force de travail (qui crée de la valeur avec le temps passé au travail) et la valeur d'échange de cette force de travail (la partie payée par le capitaliste de ce temps passé) ; la différence étant l'exploitation du travail, source des profits.

    Le "front républicain" est devenu un leurre, pour faire accepter aux salariés un nouveau mode d'exploitation, déjà bien installé avec les lois El Khomri/Macron. Et qu'il veut radicaliser au pas de charge, en imposant des ordonnances mettant à mort le code du travail. Je ne serai donc pas complice d'un retour au XVIIIème siècle.

    Pour vous convaincre de l'évolution actuelle du capitalisme, sous la forme d'un oligopole contrôlé par un nombre limité de groupes et de capitalistes au niveau mondial, vous trouverez ci-dessous une analyse de la partie financière de cet oligopole ; tous les autres domaines d'activité sont également sous contrôle. Je ferai le commentaire de ces tableaux ce mercredi, de 12h à 13h, sur Radio Campus Lille.

    Télécharger « Annexe - La composante financière.pdf »

    Macron n'est qu'un de ces hommes politiques au service de l'oligopole mondial, qui veulent nous faire croire à l'utilité d'un front républicain, dont on a vu déjà une fois ce qu'il a donné comme résultat pour les salariés. Mais tout n'a pas été perdu pour tout le monde, et notamment pour les banquiers, qui se portent de mieux en mieux, avec l'aide des libéraux de Bruxelles, qui imposent une politique que le référendum français avait rejeté.

    C'est pour récupérer notre véritable liberté, face aux manipulations idéologiques du libéralisme, qu'il faut comprendre qui s'enrichit vraiment, et qui exploite qui. Donc, quel est le véritable ennemi de classe. Comme disait Buffett, en tête de la capitalisation financière mondiale avec Berkshire, c'est nous - les capitalistes - qui avons gagné la lutte des classes !

    A nous de lui démontrer qu'il se trompe.

    Je n'irai pas voter Macron dimanche. Mon bulletin sera nul - car je ne tiens pas à ce que mon bulletin blanc soit "validé" avec un bulletin qui apparaîtrait "miraculeusement" au cours du dépouillement.

    Courage.

    B. Boussemart


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