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    Blog la richesse des mulliez
  • Bonjour

    Les périodes de vacances sont toujours propices à des opérations financières. Ainsi, Auchan Holding vient :

    - de fusionner avec la société belge "Auchan coordination services" qui, avec des fonds propres de 4 523 M€ fin 2017, gérait l'ensemble des créances du groupe Auchan, tout en permettant d'utiliser la fiscalité des intérêts notionnels ; la groupe a demandé le bénéfice d'une fusion simplifiée transfrontalière ... C'est pas beau ? Notons que les intérêts notionnels n'ont plus l'avantage des années récentes, depuis la baisse considérable des taux d'intérêts .. ; ça a payé, ça ne paie plus !

    - de proposer le rachat de 784 855 actions (2,65% du capital) au prix "faramineux" de 318,53 € par action, valeur "Expert 2019, telle qu'établie par un collège d'experts indépendants en date du 15 mars 2019". Le concombre masqué en est tout défraîchi !!! Voir nos articles 293 et 294. Fin 2018, la valeur d'un titre Auchan est en fonds propres consolidé est de 387,18 €, contre 439,85 fin 2017 (voir le PDF de l'article 294 en page 7) !

    - petite cerise sur le gâteau, Auchan Holding va se passer des services des "commissaires aux comptes suppléants" .. Il n'y a pas de petites économies. Mieux valent les experts valorisant le titre !

    Comme nous l'avions prévu, la famille est en train de racheter à vil prix les titres Auchan Holding. Qui dirige ValFrance et Valauchan ?

    Vive le concombre (dé)masqué ... Et toujours pas de réponse à mes articles 293 et 294 !!!

    PS - les comptes 2017 d'Auchan Supermarché sont publiés : le coût salarial moyen de l'effectif (soit 11 505 ETP, dont 1 825 cadres et TAM et 9 680 employés) est de 2 827 € par mois (charges comprises, CICE déduit) contre 2 828 € en 2016. Ici encore, ce n'est pas le coût salarial français qui est en cause, mais les coûts de restructuration (près de 51 M€ de charges nettes), pour une perte finale nette de 47,5 M€. 

    B. Boussemart

     


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  • Bonsoir

    Comme promis, voici l'analyse de la grande distribution française. J'attends avec impatience les commentaires "éclairés" (sic) du "concombre masqué".

    Pour mes fidèles lecteurs, désolé de vous avoir fait patienter. Voir le PDF à récupérer ci-dessous.

    Télécharger « 2018-Auchan, Casino et Carrefour.pdf »

    B. Boussemart

     


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  • Bonjour

    Désolé d'abord pour le retard concernant l'analyse annuelle des comptes des groupes Auchan, Carrefour et Casino. C'est bientôt terminé et vous aurez des informations un peu plus précises que les habituels commentaires journalistiques inspirés par les publications des directions.

    Première remarque face à la baisse de Valauchan (-20,45%) et de Valfrance (-18,72%). J'ai constamment prévenu tous les élus qu'il était préférable d'avoir des augmentations de salaires (qui comptent pour le calcul des retraites) que de l'intéressement et de la participation (non pris en compte). Et que la valeur des titres de la famille "généreusement" attribués aux salariés, comme tous les titres boursiers, étaient bien évidemment susceptibles de varier à la hausse (ça monte jusqu'au ciel ?) ou ... à la baisse. Tout le monde a en tête la crise de 2008. Quand Macron veut passer des retraites par répartition aux retraites par capitalisation, vous en avez un résultat tangible aujourd'hui. Et bonjour les dégâts !

    Seconde remarque rapide : les fonds propres consolidés de groupe Auchan ont diminué de 13,8% au global (tous intérêts confondus) et de 19,9% pour la part du groupe (il y a des intérêts minoritaires, notamment en Chine). Une partie significative de la baisse des fonds propres entre 2017 (13 281 M€) et 2018 (11 448 M€) tient au rachat des parts pour 254 M€, au versement d'un dividende de 313 M€ ; et à la perte de l'exercice 2018. Cette dernière est en grande partie liée à des pertes de valeurs (sans sortie de trésorerie) sur les goodwills (687 M€). Sur une diminution totale de valeur des fonds propres consolidés (1 833 M€), ces trois sources de "diminution des capitaux propres", soit 1 254 M€, représentent 68,4% ; et la perte nette de l'exercice 2018 est de 946 M€ ! Notons au passage que les salariés ne détiennent plus que 5% du groupe via l'actionnariat, contre plus de 11% en 2016. Vendre ses titres actuellement au prix dégradé, c'est donc faire un cadeau supplémentaire à la famille.

    La dépréciation de la valeur du groupe Auchan est donc pour le moins excessive. Car 2018 est l'année d'un grand nettoyage des comptes. Et si les soldes intermédiaires de gestion sont moins bons que les années antérieures, ils n'en restent pas moins largement positifs. Voir l'analyse à venir.

    B. Boussemart


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  • Bravo à l'artiste une nouvelle fois ?

    Macron vient de licencier Gibelin, le responsable de la police à la préfecture de Paris qui avait osé contredire l'Elysée dans l'affaire Benalla. La république bananière est en marche.

    Et Castaner catagne !!! dans une manif. qui rassemble de très nombreux gilets jaunes !!! Ils sont combien, cette semaine à Paris ? 10 ? 100 ?1 000 ? 10 000 ? Nous attendons les chiffres officiels du ministère de la propagande avec impatience. Rien pour l'instant.

    Les masques tombent un par un. Quid de la commission sur les grands débats ? Quid des mesures ? Tout cela était du vent, et Macron vient de l'avouer. Et il s'étonne de sa station de ski dans les pyrénées ?

    B. Boussemart


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  • Bonsoir

    Citoyen(ne)s d'Europe,

    Si je prends ma plume, c'est d'abord pour répondre à Macron et à sa lettre pompeusement intitulée "Pour une renaissance européenne". Rien que ça, en toute modestie.

    Dans cette lettre placée sous le sceau de l'urgence, Macron tente de se refaire une virginité politique en France, en présentant une Europe idéale dont il rêverait pour ses concitoyen(ne)s.

    En fait l'urgence est de déconstruire ce discours (car il ne s'agit que de cela, le bilan "Macron" en Europe est pratiquement nul) qui s'abreuve aux mêmes sources que les nationalistes qu'il vilipende : les mensonges, les manipulations, bref la démagogie dont il est coutumier. Car les européens à la Macron, qui gouvernent depuis des lustres l'Europe, sont à mettre dans le même sac que les nationalistes.

    Tous les reproches que Macron adresse au Brexit peuvent ainsi se retourner contre le clan libéral qui gouverne l'Europe, Macron compris. Car Macron veut imposer à la France - et a déjà imposé en partie - le modèle libéral européen, en s'attaquant au modèle social français hérité des luttes menées après la libération. La libération avait donné une chance unique à l'Europe (limitée par l'aide intéressée de l'impérialisme américain) ; mais depuis 40 ans le libéralisme tue l'Europe. En jouant de cette proximité sémantique, Macron accentue un modèle qui conduit à la même catastrophe que les nationalismes. Quel est l'avenir proposé aux Européens dans ce cadre libéral ? 

    De fait, Macron - en donneur de leçons d'histoire et en théâtreux - est mal placé pour nous rappeler l'état de l'Europe. Et encore plus mal placé pour proposer des stratégies destinées à contrer diverses agressions : d'autres grandes puissances (que l'Europe), des géants du numérique, des crises du capitalisme financier ... Où a t-il vu une Europe montrant qu'était possible la création d'une défense européenne ou la protection des droits sociaux ... ; cette Europe, selon ses propres propos, devenue un marché sans âme, conduisant à des peurs ou des doutes pour nos démocraties. Très cher Macron, n'en jetez plus ... La coupe de l'Europe est pleine. Si pleine qu'elle déborde avec vos trois ambitions, dont tous vos actes sont la négation.

    Sur la défense des libertés. A croire Macron, l'Europe repose sur la liberté de l'homme, la diversité des opinions, de la création ; avec comme liberté première la démocratie, nous permettant de choisir nos gouvernants, alors qu'à chaque scrutin, des puissances étrangères cherchent à peser sur nos votes : d'où la propositon d'une Agence Européenne de Protection des Démocraties, devant nous protéger des cyberattaques et des manipulations. Sans oublier l'interdiction du financement des partis politiques européens par des puissances étrangères, et le bannissement des discours de haine et de violence sur Internet. De l'argent "sale" financerait donc certains partis ... suivez le regard de Macron. Mais quelle est la couleur de l'argent qu'a récolté Macron avant et pendant la campagne présidentielle ? Nous renvoyons ici à l'excellent travail de Michel Pinçon et de Monique Pinçon-Charlot qui décrivent (dans l'ouvrage "Le président des ultra-riches- Editions La Découverte : pages 53 et suivantes) comment des fonds publics (lorsque Macron était au ministère des finances) puis de l'argent venant de "donateurs" grenouillant des les cercles des multinationales ont permis de financer une campagne à 16 M€ ; prêts obtenus de la Bred Banque Populaire et du Crédit Mutuel compris. Rebelotte pour la campagne actuelle des européennes, où un Macron utilise sans vergogne les fonds publics dans le cadre du "grand débat" pour faire la campagne électorale de son mouvement, et où les banquiers ont des prudences sélectives pour refuser des prêts à certains partis. Il est vrai que l'argent n'est pas une "puissance étrangère" qui menace la démocratie : bien plus grave, il interdit purement et simplement son exercice, directement ou indirectement. Et le "contrôle" des médias (presse, radios, télévision ...), des instituts de sondage ... par les puissances de l'argent (voir nos derniers ouvrages) conduit à une idéologie de la "connectivité/immédiateté" marchande : il suffit de voir la connivence des "journalistes" et des "invités" très sélectionnés des débats sur BFM, LCI, Cnews ... qui vendent du Macron et de la soupe publicitaire à longueur de journées.

    La plus grande menace pour les libertés, c'est l'argent et les groupes mondialisés, beau duo à qui Macron doit son élection. Et duo à qui il obéit au doigt et à l'oeil : voir toutes les mesures en faveur des riches, des groupes mondialisés, des lobbies de toutes sortes.

    Sur la protection de notre continent : l'Europe. Macron se dévoile ici comme une lepéniste "honteux" ("je crois, face aux migrations, à une Europe qui protège à la fois ses valeurs et ses frontières) ; car il oublie de préciser de quelles valeurs il s'agit, mis à part la référence à la "liberté" (voir ci-dessus - la manière dont il la traite) et à la sécurité (probablement à la "Castaner"). Non merci. Il est également favorable à l'OTAN (il joue déjà le rôle de petit supplétif des américains dans les conflits mondiaux), sans nous dire à quelles conséquences concrètes un tel engagement nous conduit : il veut faire la guerre ? à qui ? quels sont nos ennemis ? sur quels critères ? Il est vrai qu'il signale en dessous qu'il faut une "juste concurrence" : "sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et à nos valeurs essentielles, comme les normes gouvernementales, la protection des données et le juste paiement des impôts ... et assumer une préférence européenne comme le font les concurrents américains ou chinois". Non, mais je rêve. Macron fait exactement l'inverse depuis qu'il est au pouvoir : il reçoit à l'Elysée les grands patrons du monde entier, il flatte ces derniers qui le lui rendent bien, mais oublie la justice fiscale en France et en Europe : pourquoi ne s'attaque t-il pas à la Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas et à l'Irlande et à leurs politiques fiscales favorables aux groupes mondiaux ? Pourquoi n'empêche t-il pas Ford de fermer son usine ? Etc. Bref, le Macron, que des mots, et des actes totalement en porte-à-faux par rapport à son discours habituel. Si ce n'était pas aussi grave pour la France, on applaudirait à l'exploit de ce bonimenteur en chef.

    En fait, l'Europe est grande ouverte aux groupes mondialisés qui font ce qu'ils veulent, d'ailleurs davantage en Europe qu'aux Etats-Unis (Trump a essuyé des échecs également, comme empêcher des délocalisations de groupes : voir Général Motors après qu'il ait octroyé des aides et des mesures fiscales favorables, copiées par Macron), et dans une moindre mesure en Chine. Ceux qui gouvernent le monde, ce sont ces groupes, comme nous l'avons amplement prouvé dans notre dernier ouvrage sur l'impérialisme du XXIeme siècle. L'Europe est un "leurrre", elle ne nous protège pas, elle enfonce dans la précarité l'essentiel des populations tout en favorisant l'oligarchie mondiale qui n'a rien à faire de l'Europe. D'ailleurs, elle continue actuellement avec les politiques de libéralisme, d'ouverture des frontières, des accords bi-latéraux ouvrant grandes nos portes (et pas seulement de la France) à ces groupes, y compris en leur permettant d'ester en justice contre les Etats. Voilà ce que Macron défend comme Europe. Non merci à nouveau.

    Quant à l'esprit de progrès, que du baratin. Le bouclier social : "instaurer pour chaque travailleur ... la même rémunération sur le même lieu de travail, et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays et discuté chaque année collectivement". Mort de rire. Il suffit de voir Macron le baratineur dans le grand débat. Cause toujours, le peuple (les peuples d'Europe) ; ensuite, je fais comme je veux en faveur des groupes multinationaux. Et il compte faire comment, avec ses "petits bras", comme dirait Coluche ? Pour imposer un tel programme en Europe. Rien de sérieux dans tout cela. Et bien évidemment, quelques lignes sur "l'urgence écologique" (ça fait toujours bien) ; sur la santé et la lutte contre les lobbies (Macron, tu commences par obliger les groupes comme Lactalis, Bigard dont un fils est un député LAREM, ... à publier leurs comptes et leurs magouilles financières mondiales) ; sur le contrôle et la régulation du numérique et de la communication (les GAFA, Bouygues, Drahi et autres Niel/Arnault, Dassault, Pinault et Lagardère en tremblent d'avance) ... Et pour clore le tout, une petite référence à l'Afrique (là, c'est Bolloré qui s'enfuit !!! en compagnie de ses amis dictateurs).

    Au total, une vision de l'Europe digne de la fin du XIXème siècle. Il n'ose tout de même pas l'esclavage ; il préfère la douceur d'un code du travail remanié à minima, bien libéral comme il faut. Et il soutient ses copains et coquins libéraux européens. Mieux vaut ne pas compter sur lui et les siens pour construire une autre Europe, conforme à la liberté, à la justice et à l'équité entre tous ses habitants.

    B. Boussemart

     


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