• Bonjour

    Petite suggestion à la macronie. Elle serait bien inspirée de taxer de manière exceptionnelle les bénéfices 2016 des seules sociétés du CAC 40 à hauteur de 10% ; ça rapporterait les 8 Mds d'euros dont elle a besoin pour boucler le budget 2017 !

    Mais ce ne sera pas fait. Macron s'est engagé à ne pas augmenter les impôts (sic) - la CSG ne fait manifestement pas partie de cet engagement. Mais les bénéfices de ses amis du CAC 40, oui.

    B. Boussemart


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  • Bonjour

    Les classements se suivent, et se ressemblent. Sauf qu'un nouveau comique de l'évaluation des groupes a fait son apparition depuis le début de l'année : Forbes France. Il est en bonne compagnie avec Challenges.

    Un premier exemple avec l'évaluation de la fortune Pinault. Début avril 2017, Forbes France annonce la fortune Pinault à hauteur de 15,7 Mds $, soit environ 14,7 Mds €. Hier, Challenges annonce fièrement sa propre évaluation, à 19 Mds €.

    Nous avions annoncé pour notre part dans le magazine Capital une valorisation à 12,35 Mds € !

    Bigre : que de différences. Qui a raison ? Il faut dire tout d'abord que Challenges comme Forbes n'indiquent aucune méthodologie pour leurs calculs ; sortez, il n'y a rien à voir. Pour notre part, la couleur est annoncée : nous prenons comme base de calcul (lorsque les sociétés sont cotées) la moyenne des cours du dernier jour des 4 premiers mois (janvier à avril) de l'année 2017, les cours de fin mai n'étant pas encore disponibles au moment des calculs. Et nous  tenons comptes de l'endettement que la famille supporte pour financer ce patrimoine professionnel. Si vous achetez votre maison 500 K€, et que vous vous endettez de 200 K€, votre patrimoine réel (tant que vous n'avez pas remboursé vos dettes) est de 300 K€. Il en va de même pour les grandes fortunes.

    Par suite : nous avons comme Challenges et Forbes le nombre de titres Kering (51 617 767 titres) et de titres FNAC-Darty (6 541 845 titres).

    Nous avons donc des évaluations boursières. Forbes publie début avril. Les cours de Kering des mois de février et mars 2017 varient aux alentours de 230 €, et ceux de FNAC-Darty autour de 65 €. Ce qui donne une valeur de 11 870 M€ et de 420 M€ ; Forbes ajoute la valorisation des autres sociétés détenues par le groupe Pinault (Christies ...) à hauteur de 3 250 M€. Ce qui donne un total de 15,5 Mds €. Cette valeur est proche de celle annoncée par Forbes France (nous avons arbitrairement pris une valeur boursière qui est probablement un peu supérieure à celle retenue par Forbes, la valeur du titre Kering ayant beaucoup augmenté depuis début janvier 2017.

    L'estimation de Challenges grimpe beaucoup, car le cours de Kering est proche de 300 € durant le mois de mai. Ce cours est actuellement de 309 € ; pas de changement notable pour FNAC-Darty ; et pas de changement pour les autres titres. La valorisation totale donne 15 480 + 420 + 3 250 = 19 150 M€.

    Notre estimation pour Capital a pris le cours de Kering à 244,24 € (moyenne sur 4 mois) : (220,2+229,75+242,45+284,55)/4 = 244,24 et de  62,15 € pour FNAC-Darty (même méthode). Ce qui donne une valorisation de 12 610 + 400 + 3 250 = 16 260 M€. Diable ; mais alors, pourquoi valorisons nous à 12,35 M€ ?

    Tout simplement pour la raison exposée en page 12 de la pièce jointe ci-dessous : Financière Pinault a un endettement de 4 124 M€ à la date de l'opération, le 21 novembre 2015. Evalué, s'il vous plaît, par la banque Rothschild !!!

    Télécharger « Kalimera2015d.pdf »

    Il faut donc retirer cette somme de notre valorisation à 16 260 M€. Nous avons diminué cette dette (fin novembre 2015) du montant maximum de dividendes ayant pu être remonté vers Financière Pinault en 2016. Ce qui porte la dette à 3 910 M€. D'où notre évaluation à 16 260 - 3 910 = 12 350 M€. CQFD.

    Bien évidemment, nos champions de l'évaluation n'ont absolument pas pris en compte cette dette, même ajustée. Forbes France et Challenges sont des clowns ! Mais ça permet de faire passer un maximum de pub. dans leurs journaux. Et cela sert en même temps les propriétaires des titres, qui voient la valeur progresser, sans aucune relations avec la valeur réelle des groupes en question. Fin 2016, Kering avait un EBITDA de 2 320 M€, qui n'est pas inutile de comparer à la valeur actuelle de la capitalisation boursière : 39 Mds € ; il faut près de 17 années d'une telle rentabilité pour couvrir la valorisation actuelle. Absurde. 

    Les marques de luxe vont bientôt se réveiller avec un mal de crâne boursier, quand la spéculation va s'achever.

    Bonne évaluation ; messieurs les comiques.

    Et malheur aux petits actionnaires qui croient en vos balivernes.

    B. Boussemart


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  • Bonjour

    Les résultats des présidentielles et des législatives sont tombés :

    Télécharger « Résultats des élections 2017b.docx »

    Avec 308 députés, LREM obtient la majorité absolue des sièges ... avec 13,5% du corps électoral. Macron n'avait obtenu lui-même (au 1er tour) que 18,2% du corps électoral.

    Autant dire que ce Président ne représente pratiquement rien ; et les députés macronistes (ou macroniens, comme on veut) encore moins. Et c'est ce Président, et ce sont ces députés qui vont prétendre bouleverser la France, moraliser la politique (voir les premiers résultats avec le Modem et la démission de 4 ministres, dont Bayrou), "libérer" le travail à leur profit (la représentativité des élus LREM, avec une majorité de petits chefs d'entreprises), accentuer le déclin des libertés publiques avec des loi liberticides généralisant l'état d'urgence ...

    Beau programme.

    Il y a lieu de créer d'urgence LRER, La République En Résistance.

    B. Boussemart

     

     


    9 commentaires
  • Bonsoir

    C'est parti.

    Déjà fini, la modestie des résultats du 2ème tour. Macron a déjà oublié les 12 101 416 abstentions, les 3 019 724 bulletins blancs et les      1 049 532 bulletins nuls. Il ne retient que les 20 753 798 voix qu'il a obtenues, soit 43,63% des inscrits, dont en plus un nombre très important de celles-ci n'a fait que rejeter le Front National. Macron s'approprie donc des voix qu'il n'a pas !!! Bel exemple d'honnêteté intellectuelle et de calculette libérale. Comme Hollande (mon ennemi, c'est la finance ... sic) et Valls, ce dernier ayant enfin jeté le masque aujourd'hui. Donc, tous ces braves gens du PS (qui n'a rien de socialiste) ont bien magouillé depuis plusieurs années pour nous amener à accepter l'intolérable, à coups de 49.3 et de lois scélérates favorables à la finance mondialisée.

    Cette dernière se porte bien. Il suffit de regarder à cet égard les résultats des sociétés du CAC 40 entre 2015 et 2016. Ils engrangent les bénéfices (+ 14% entre 2015 et 2016, à près de 90 milliards d'euros pour les groupes ci-dessous), refusent les hausses de salaires et continuent de licencier, et voient leurs titres s'envoler en bourse : de 1 588 Mds d'euros en 2015 à 1 807 Mds d'euros en 2016.

    Télécharger « LA FINANCE FRANCAISE.pdf »

    Surtout, et l'ensemble de la presse télévisée, des radios et des journaux aux mains des amis de cette finance (Le Figaro avec Dassault ; le Parisien et les Echos avec Arnault ; Europe 1 et la presse people - Elle, Paris Match et les photos macroniennes pleines pub - avec Lagardère ; RTL et le groupe Prisma - Capital, Gala et d'autres jolis portraits macroniens ... - qui dépendent du groupe allemand Bertelsmann ; Bouygues avec TF1, TMC, LCI, HD1 ... ; Bolloré avec Vivendi - Canal + ; Drahi avec BFM, RMC, L'Express, l'Expansion, Libération ; Bergé, Niel et Pigasse avec "Le Monde" et l'Obs. ... ) et les présentateurs "bien pensants" des chaînes publiques sont en train de nous vendre les élections législatives sous le mode "Macron - l'homme du progrès" qui promet avec tous les "progressistes" un avenir radieux pour la France - contre tous les ringards qui refusent son programme, et notamment Mélenchon, qui est déjà désigné comme adversaire principal. En douce, car il ne faut pas trop attirer l'attention. Vous avez vu beaucoup de fois l'appel de Mélenchon aux insoumis pour construire des législative positives ? Mélenchon est-il présent dans les médias ? Non. Place aux Valls, Le Maire ... et consorts, qui veulent rejoindre Macron, qui fait mine de les faire passer par Canossa !!! Ce qui ne va d'ailleurs pas gêner outre mesure ces politicards, qui n'ont aucune pensée, aucune morale autre que leur petite personne. Macron les méprise ... et c'est normal ... Il les traite comme ils le méritent. Mais en attendant, on passe l'essentiel sous le boisseau.

    Tous les médias vont nous abreuver de "progressistes" de tous poils, voulant notre bonheur, contre les ringards dont je fais partie.

    - je suis ringard, si je ne veux pas la mondialisation financière et sauvage de Macron ?

    - je suis ringard, si je veux préserver les acquis sociaux des travailleurs qui ont lutté avec leur sang contre les capitalistes des XIXème et XXème siècle pour gagner des règles sur le fonctionnement du marché du travail, ce qui a donné le Code du Travail, ce à quoi Macron veut revenir en laissant libre discussion au niveau de l'entreprise ... et surtout de son patron ?

    - je suis ringard si je veux refuser cette Europe du Capital, déjà saluée par Merkel et par Junker ? "La France dépense trop et pas dans les bons domaines ... " ; merci pour vos conseils, Mr Junker, spécialistes des avantages accordés sous votre ministère au Luxembourg à une pléthore de firmes multinationales ... On comprend bien sur quoi vous voulez aligner la France ...

    - je suis ringard si je veux rester aux 35 heures avec un salaire décent, et avec une protection sociale qui ne sera pas aux mains d'assurances et de mutuelles déjà gangrénées par la finance ?

    Et ce serait eux, les hommes de progrès, qui veulent nous ramener aux XIXème siècle, à la lutte du chacun pour soi, et du patronat pour tous ? Qui veulent nous imposer cette Europe capitaliste de l'exploitation dont on voit bien les résultats dans le tableau ci-dessus. Capitalistes qui n'en ont jamais assez ...

    Non ... Macron et ses contempteurs, c'est la régression sociale et économique, aux ordres du capitalisme mondial, dont il croit prendre un strapontin ... Les véritables puissances (dont la Chine, voir nos prochaines publications sur l'impérialisme du XXIème siècel) vont vite le remettre à sa vrai place ...

    Et il sera trop tard pour les français ... Comme il disait - pour votre bonheur ... Vive la France !

    Bon courage.

    Benoît Boussemart

     

     


    4 commentaires
  • Bonsoir

    Malgré tous les appels au "front républicain", je ne voterai pas Macron dimanche prochain. Ce personnage est un digne représentant du libéralisme le plus dur qui soit, son ennemi étant clairement les travailleurs. Il ne connaît d'ailleurs pas cette notion de travail dont il se gargarise dans ce qu'il appelle des discours, travail qui est un concept du ... XVIIIème siècle (Adam Smith). La valeur travail est définie par le temps de travail, et le seul moyen d'être cohérent en théorie est d'accepter avec Marx la distinction entre la valeur d'usage de la force de travail (qui crée de la valeur avec le temps passé au travail) et la valeur d'échange de cette force de travail (la partie payée par le capitaliste de ce temps passé) ; la différence étant l'exploitation du travail, source des profits.

    Le "front républicain" est devenu un leurre, pour faire accepter aux salariés un nouveau mode d'exploitation, déjà bien installé avec les lois El Khomri/Macron. Et qu'il veut radicaliser au pas de charge, en imposant des ordonnances mettant à mort le code du travail. Je ne serai donc pas complice d'un retour au XVIIIème siècle.

    Pour vous convaincre de l'évolution actuelle du capitalisme, sous la forme d'un oligopole contrôlé par un nombre limité de groupes et de capitalistes au niveau mondial, vous trouverez ci-dessous une analyse de la partie financière de cet oligopole ; tous les autres domaines d'activité sont également sous contrôle. Je ferai le commentaire de ces tableaux ce mercredi, de 12h à 13h, sur Radio Campus Lille.

    Télécharger « Annexe - La composante financière.pdf »

    Macron n'est qu'un de ces hommes politiques au service de l'oligopole mondial, qui veulent nous faire croire à l'utilité d'un front républicain, dont on a vu déjà une fois ce qu'il a donné comme résultat pour les salariés. Mais tout n'a pas été perdu pour tout le monde, et notamment pour les banquiers, qui se portent de mieux en mieux, avec l'aide des libéraux de Bruxelles, qui imposent une politique que le référendum français avait rejeté.

    C'est pour récupérer notre véritable liberté, face aux manipulations idéologiques du libéralisme, qu'il faut comprendre qui s'enrichit vraiment, et qui exploite qui. Donc, quel est le véritable ennemi de classe. Comme disait Buffett, en tête de la capitalisation financière mondiale avec Berkshire, c'est nous - les capitalistes - qui avons gagné la lutte des classes !

    A nous de lui démontrer qu'il se trompe.

    Je n'irai pas voter Macron dimanche. Mon bulletin sera nul - car je ne tiens pas à ce que mon bulletin blanc soit "validé" avec un bulletin qui apparaîtrait "miraculeusement" au cours du dépouillement.

    Courage.

    B. Boussemart


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