• Bonjour à nouveau

    Je pensais devoir attendre demain pour publier la suite des articles consacrés à la fiscalité des grandes fortunes ; mais un "article" de Challenges publié sur leur site ce jour a retenu toute mon attention : "Les salariés français sont ceux qui travaillent le moins de l'UE".

    Damned !!! Non seulement ces français sont toujours en grève, mais en plus ils sont fainéants ! Sauf que, avec l'esprit très critique que l'on connaît des "journalistes" de Challenges, ils ne font que reprendre dans cet article une "étude" de l'institut "Coe-Rexcode" inféodé au patronat, sans un gramme de recul.

    Voici les statistiques officielles publiées par Eurostat.

    Télécharger « 2016-Eurostat-Temps de travailUE.pdf »

    Les tableaux montrent clairement que les français travaillent dans la moyenne européenne : toutes catégories (en heures) : France : 37,2 heures en 2015, contre 35,2 heures pour l'Allemagne, 37,1 h pour la Belgique, 33,5 h pour le Danemark, 30,1 h pour les Pays-Bas, et 36,7 h pour le Royaume-Uni. Pour les salariés, les données sont respectivement de : 36 h, 34,4, 35,1, 32,5, 29 et 36,6.

    Il est donc clair que les français travaillent tout autant, sinon plus (et il s'agit du temps de travail réel, et non du temps de travail légal, théorique) ; pour la simple et bonne raison que les pays qui affichent pour les temps "complets" de meilleures "performances" sont aussi ceux qui ont de nombreux travailleurs à temps partiel, et que bien évidemment, c'est uniquement la totalité des travailleurs ou des salariés qui est la donnée statistique pertinente.

    Conclusion : les "journalistes" de Challenges se ridiculisent une fois de plus. A moins qu'ils ne soient aux ordres du patronat et du gouvernement pseudo socialiste actuel. Comme les grands médias télévisés qui ont repris en boucle ce mardi lors de la manifestation les images sur les casseurs (pendant de nombreuses minutes) et évacué l'ampleur de la manifestation contre la loi travail (quelques images furtives). Mais les gens ne  croient plus à ces "journalistes" : il suffisait de regarder devant l'hôpital pour enfants Necker les pauvres CRS qui se faisaient caillasser sans bouger d'un pouce par les casseurs, alors qu'ils avaient les moyens de les stopper : regardez bien les images, braves gens ; et réfléchissez ensuite sur les "petites" phrases de Valls ou Hollande - ces phrases sont aussi petites que les personnages en question. Et encore, ces images ont été sélectionnées. Ce qui veut dire que les "journalistes" (de la 1, la 2, BFM, Itélé et consorts) ont des instructions pour reprendre le discours gouvernemental, et qu'ils s'aplatissent de plus en plus  pour devenir des chaînes dignes de la Corée du Nord.

    B. Boussemart


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  • Bonjour

    Première suite aux articles très mal informés de Challenges et Gobin.

    Nous avons relaté dans nos divers ouvrages (la richesse des Mulliez, le groupe Mulliez, les grandes fortunes ...) comment le fisc français permet aux groupes de bénéficier de dispositions afin d'alléger le poids (pauvres riches) de la fiscalité qui les concernent. Notamment au moment des fusions.

    C'est le cas des fusions réalisées par le groupe Mulliez, qui a réduit fortement le nombre des SCA contrôlant les sociétés du groupe, en fusionnant ces sociétés, notamment en 2001 (les fusions ont ramené de 19 à 5 le nombre de SCA contrôlant le groupe : les 5 SCA restantes étant Acanthe, Cimofat, Cimoflu, Valma et Valorest) et en 2009 à trois SCA (Acanthe, Cimofat et Valorest), Cimoflu ayant fusionné avec Valma, et Valma étant ensuite passé sous contrôle des trois autres SCA (voir le schéma du groupe Mulliez dans l'article 231).

    Car ces fusions disposent d'articles précisant les cadeaux fiscaux de l'Etat, et notamment de l'exonération du constat des plus-values enregistrées dans les comptes lors de ces fusions. Voir article 10 (page 13) de l'exemple donné (voir pièce attachée Acanthe) pour la fusion d'Acanthe en 2001 avec les autres SCA de Placement, Kil, Domus et d'Investissement : le Code Général des Impôts prévoit explicitement (sous certaines conditions) l'exonération du paiement des plus-values constatées. Il en va de même pour la fusion Cimoflu et Valma (voir pièce attachée ci-dessous), en pages 7 et 8, avec le même article 10. Il est donc absurde de prétendre :

    - que Bercy se réveillerait un beau jour de 2015, en réclamant son dû sur des plus-values que l'Etat a lui-même autorisé en exonération fiscale pour la famille Mulliez. Pour ceux qui n'ont jamais vu un Code Général des Impôts, je leur conseille d'aller regarder à la fin du Code en question : ils y trouveront tous les détails de ces exonérations en faveur des groupes, et pas seulement de la famille Mulliez. Voir la pièce attachée sur le régime d'imposition lors des fusions.

    - que ce qui est en question, c'est la fameuse décote sur la valorisation des titres des 3 SCA (Acanthe, Cimofat et Valorest). Les valeurs ont été ajustées fusion après fusion, et les échanges de titres au sein de la famille tiennent évidemment compte des modifications de valeur au fil des années. Là encore, tous les groupes ont la même pratique, pour leurs holdings familiaux (équivalents aux SCA Mulliez), et usent et abusent de cette fameuse décote. Dans notre prochain article, nous donnerons des exemples permettant de faire pièce aux "arguments" de Challenges/Gobin sur le taux de 20% de décote, que Bercy ramènerait à 15%. Sauf à considérer que de nombreux riches doivent également passer par les services fiscaux de Bercy, puisqu'ils ont réalisé des opérations similaires.

    Enfin, nous reviendrons sur un point que Challenges/Gobin semblent oublier : les opérations de sortie de titres "SCA" vers des cieux fiscaux plus agréables sont très antérieures à l'année 2010, qui serait la date de "calcul" du redressement selon les deux compères. Là aussi, ils feraient bien de réviser l'évolution des sociétés belges de la famille.

    Télécharger « Acanthe2001b.pdf »

    Télécharger « Cimoflu-ValmaFusion2009.pdf »

    Télécharger « Code général des impôts, CGI_ - Article 115 Legifrance_do.htm »

    A bientôt.

    B. Boussemart


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  • Bonjour

    Voici l'organigramme à jour du groupe Mulliez - vous pourrez ainsi voir concrètement où sont les enjeux. Comme d'habitude "Challenges" et Gobin se plantent.

    Télécharger « Organigramme Groupe Mulliez 2016.pdf »

    Le magazine Challenges et Gobin se plantent sur les évaluations, les taux .... Mais c'est habituel.

    Ils se plantent surtout sur les possibilités de redressement fiscal des membres de la famille. Je vais expliquer pourquoi dans les articles  qui suivront. Tout cela demande beaucoup de travail (voir l'organigramme ci-dessus) et de compétences ... Sur ce sujet, inutile de faire un dessin aux lecteurs de ce blog ; notamment sur Challenges et Gobin et leurs erreurs à répétition.

    A bientôt

    B. Boussemart

     

     

     

     


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  • Télécharger « AMF-2016-ArnaultStockOptions.pdf »

    Télécharger « 2016-DelphineArnault-StockOptions.pdf »

    Plus-value de 37,1 M€ pour ces deux membres de la famille Arnault : 35,86 M€ pour Bernard chez LVMH, et 1,24 M€ pour Delphine chez Dior.

    On n'arrête pas le progrès. Et il s'agit bien de plus-values, c'est à dire de la différence entre le cours des titres LVMH et Dior du vendredi 10 juin, et la valeur à laquelle ces options ont été récupérées. Voir les liens ci-dessus. Plus-values qui vont se concrétiser pour l'essentiel, Bernard Arnault ne vendant probablement les titres obtenus.

    B. Boussemart

     


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  • A partir de 13h aujourd'hui sur Radio Campus Lille, André et votre serviteur vont en direct vous informer sur la réalité du groupe Mulliez.

    Pas de "scoop" sur les affaires privées de la famille qui - avant tout - les regardent. En revanche, tout sur le système d'exploitation mis en place par la famille via leurs montages financiers, notamment  ceux qui leur permettent ensuite de bénéficier des avantages fiscaux en  Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas.

    Et les vraies données financières sur le groupe. Pas les approximations et les erreurs entendues sur Europe 1, ou écrites par la Voix du Nord, Challenges, le Figaro ... qui ont pour point commun le recours à Gobin comme source "journalistique". Voir les nombreux articles de ce blog. Nous  avons eu cette semaine un exemple de ce "journalisme" de connivence et de caniveau - ce qui va être décortiqué.

    Bonne écoute

    B. Boussemart

     

     

     


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