• Article 106. Le groupe Mulliez (Boulanger - HTM Group) est-il sur les rangs pour le rachat de Virgin ?

    Comme rien ne se fait jamais au hasard dans le groupe Mulliez, l'augmentation de capital de Surbolem à hauteur de 44 995 K€ le 19 décembre 2012 laisse rêveur. Faite par les 3 holdings du groupe Mulliez (Acanthe à 37,8%, Cimofat à 27,7% et Valorest à 34,5%), elle permettrait de descendre vers Bolem, puis vers HTM Group (Boulanger). HTM Group a lui-même fait l'objet d'une augmentation de capital par Bolem (89,3%) appartenant au groupe Mulliez et par Ausspar (10,5%) appartenant en propre à Gérard Mulliez le 25 septembre 2012 pour 47 643 K€ au total.

    Si l'on regarde Virgin Stores (le holding qui contrôle directement les magasins et certaines filiales comme Virgin Mega, Virgin Café, VIP 400, et juste avant sa cession une participation dans Disticket), les résultats ne sont pas en effet très brillants depuis la reprise par Butler (France Private Equity III, à 69,15%) et Lagardère (qui a gardé 19,73%). Il faut dire que Butler se dit un partenaire financier stable (c'est une aimable plaisanterie pour un fonds d'investissement ; il a investi notamment - en ce moment - chez Partouche et Sernam). La seule participation qui dure semble être celle d'Osiatis (1998). Les autres participations sont postérieures à 2006.

    S'agissant de Virgin Stores, le Chiffre d'affaires diminue d'année en année (252 989 K€ en 2008 - sur 8 mois ; 340 698 en 2009 ; 330 775 en 2010 et 304 947 K€ en 2011), mais avec des cessions de magasins !!! Les résultats sont tous négatifs depuis 2008 (date de la reprise par Butler via VSSA Holding), à savoir - 3 757 K€ en 2008, - 8 961 K€ en 2009, - 2 038 K€ en 2010 et - 8 485 K€ en 2011 (mais avec d'importantes provisions). En même temps que les cessions, les effectifs ont fondu : 1 486 en 2008, 1 326 en 2009, 1 248 en 2010 et 1 216 en 2011 (les mêmes recettes que tous les fonds d'investissements - ces braves gens ne s'intéssent pas au coût financier).

    En parlant de coût financier, le holding par lequel est passé Butler, VSSA Holding, a apporté pour la reprise uniquement 15,2 M€, et a fait trois emprunts obligataires (bien évidemment convertibles) de 14 175 K€, 11 500 K€ et 4 000 K€. Comme d'habitude, les fonds d'investissement utilisent à fond ... l'effet de levier d'endettement. A condition (cf aussi Carrefour pour Arnault et Colony) que les profits soient suffisamment au rendez-vous pour couvrir les charges financières. Entre 2008 et 2011, VSSA Holding a perdu 23,2 M€. Et quand les profits ne sont pas au rendez-vous, on trouve de bons prétextes pour se désengager. Enfin, au niveau consolidé, le groupe VSSA a des fonds propres négatifs (- 7,6 M€), et des dettes financières de 35,6 M€ (emprunts obligataires), de 8,2 M€ (Natixis) et 5,6 M€ (HDS). Bon courage au repreneur.

    Et pour se désengager, il faut un bon repreneur ... Mais qui posera ses conditions. Le groupe Mulliez (et Boulanger) n'est pas du tout dans les mêmes dispositions que le fiston de Stéphane Mulliez, lorsqu'il a repris Surcouf, avec le "succès" que l'on sait, à la FNAC de Pinault.

    Ah, ces grandes familles !!! Bonnes négociations ?

    A suivre

    B. Boussemart

     


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