• Article 129. Aubry, Pinault et la Redoute

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    Bonjour,

    Les promesses n'engagent que ceux qui les font croire. Un bon exemple : celui de La Redoute et des promesses véhiculées par Martine Aubry à sa sortie de chez Pinault. L'avenir serait rose (bien évidemment) pour les salariés de La Redoute, qui bénéficieraient d'un repreneur sérieux, choisi et aidé financièrement par Pinault. Les violons sont de sortie : Aubry et Pinault vont tout faire pour que cette magnifique entreprise redevienne un fleuron de la Vente à Distance.

    Pour tester cette douce musique, nous nous permettons de renvoyer à deux articles de ce blog : les articles 28 et 47. Non pour dire que nous avions raison (cela fait plus de deux ans que nous indiquions que les salariés de La Redoute avaient du souci à se faire). Mais pour prévenir ces derniers de ce qui les attend.

    D'abord, les salariés mis à la porte ... Que deviennent-ils dans les promesses Pinault/Aubry ?

    Quid du futur patron, sérieux et financièrement solide, qui va racheter La Redoute avec les aides Pinault. Au fait, combien, ces aides ? Au fait, qui ce merveilleux sauveur ?

    L'exemple de Surcouf, société liquidée depuis, donne à réfléchir : cette société (voir les document joints) :

    - a été vendue par Pinault, avec d'abord des licenciements pour que le repreneur n'ait pas à licencier tout de suite (695 personnes fin 2006, 582 personnes fin 2008) ; et avec des aides financières versées par Pinault à ce repreneur (via l'augmentation de capital et les conditions de cession de Surcouf), et des engagements sur les deux années à venir ...

    - à un patron potentiellement très fortuné, puisqu'il s'agit d'un petit-fils de la famille Mulliez, famille la plus riche de France : les garanties semblaient donc particulièrement solides.

    - famille bien connue pour ses capacités à développer des affaires (après quelques années d'existence, le groupe Mulliez a par exemple racheté Leroy-Merlin, Boulanger) ; mais beaucoup plus récemment pour les aptitudes des petits-fils de la famille à liquider des sociétés rachetées (comme Surcouf ; ou Milonga plus récemment, par le groupe Cultura) ...

    On ne pouvait pas mieux rêver pour Surcouf ... Et Surcouf a terminé son existence au Tribunal de commerce ...

    Voilà le profil d'un "repreneur type" pour Pinault ... Avec la bénédiction de Martine Aubry cette fois ?

    B. Boussemart


  • Commentaires

    1
    Optimiste1
    Dimanche 17 Novembre 2013 à 16:32
    Cher Monsieur,
    Votre vision fait preuve d'un grand pessimisme. Les exemples que vous donnez sont des échecs de toute evidence. Mais pourquoi ne pointer que cela du doigt?
    Des milliers d'entreprises n'ont même pas cette chance d'être reprises et ce qui est encore plus dramatique certaines sont bel et bien rentables. Pourquoi ne pas parler du manque d'entrepreneur pour faire fonctionner ces outils qui permettent de maintenir des emplois?
    Il serait plus intéressant en lieu de toutes ces accusations de proposer des solutions réalistes si tant est que vous puissiez.
    Cordialement!
    2
    Dimanche 17 Novembre 2013 à 18:27

    Bonsoir

    J'ai malheureusement une longue expérience des échecs dont vous parlez. Il est vrai que l'on ne parle que des trains qui n'arrivent pas à l'heure, et des sociétés qui disparaissent. Ayant beaucoup fréquenté les tribunaux de commerce, je puis vous affirmer que ce ne sont pas les "repreneurs" qui manquent. Ils sont souvent pléthores, et prêts à toutes les turpitudes pour se faire rapidement de l'argent sur les sociétés en difficulté. Leur objectif n'est pas la rentabilité à long terme, le projet d'entreprise ... mais l'argent facile, le dépeçage (voir l'exemple de Cultura et de Milonga) et/ou l'élimination de concurrents (voir l'exemple de Boulanger et de Media-Saturn) ...

    Il ne s'agit donc pas d'accusations, mais de faits. La question n'est pas du côté du manque d'entrepreneurs. D'ailleurs, il est probable que les "faillites" dont on parle à longueur de journées actuellement sont l'effet de la stratégie de création des "auto-entrepreneurs", qui s'aperçoivent rapidement que le graal "libéral" est semé d'embûches, qui sont loin d'être liées aux contraintes étatiques. Pauvres micro-entrepreneurs ... face à la mécanique implacable de la mondialisation. Auto-entrepreneurs que des "politiques" bien "intentionnés" ou des organisations patronales mettent en avant ... Comme les malheureux bretons ... C'est vrai que les nantis ont besoin de troupes pour mieux s protéger ... Vive la "chair à canon" ...

    B. Boussemart

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