• Article 141 - Nouvelle censure sur France 2 (voir commentaire dans l'article 140)

    Bonsoir, il est 21 h 49.

    Ne perdez pas de temps à regarder l'émission de Benoît Duquesne. J'ai appris que les 10 minutes de reportage où j'intervenais initialement dans le projet de 90 minutes sont passées à la trappe. Officiellement, l'émission a été réduite à un format de 65 minutes. Qui peut croire cela ?

    Vive la censure ... hollandaise ! et de ses amis les grandes fortunes. Toujours plus pour elles, toujours moins pour les pauvres. Mais les pauvres sont beaucoup plus nombreux que les riches, et on peut continuer à les tondre, même s'il ne leur reste qu'un petit peu de laine sur le dos. Mais pas touche aux riches ... et vive le CICE et le pacte !!!

    B. Boussemart


  • Commentaires

    1
    Dalton
    Lundi 28 Avril 2014 à 10:41

    Courage M. Boussemart, le monde est ainsi fait que le système médiatique n’est qu’un des rouages de la société spectaculaire marchande et participe du spectacle permanent de la société marchande.

    Comme le disait Jaurés le 30 juillet 1903 : "Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques".

     

    Alors, oui M. Arnault est un grand patron qui a eu la préscience du développement de l’industrie du luxe et de la mondialisation. Dans ce contexte global, il est français, mais la France compte bien peu dans sa stratégie sauf pour vendre une image de carte postale à ses clients chinois, brésiliens ou nord-américains.

     

    Bernard Arnault n’a pas besoin de France 2 pour vivre et c’est un homme rare et discret. Donc quand il participe à une émission de télévision, cela participe d’une opération de communication dont il contrôle les rouages, comme il le fait pour une campagne de pub de Dior ou Vuitton. D’ailleurs, observons qu’il a « octroyé » une interview à Benoit Duquesne, un homme du Nord, comme lui …

     

    Et pourtant, ces images sont bien plus importantes que les commentaires qui couvrent le message. Coupez le son et regardez comme cela sonne faux ces visites dans les magasins à Singapour, son intérêt pour les fauteuils, le regard des vendeurs, l’empressement du directeur ….   Les mots du Pére pour son fils qui passe les concours des grandes écoles : un père centralien, lui-même polytechnicien, il espère qu’un de ses fils sera ingénieur pour lui succéder car les deux ainés n’ont pas fait les brillantes études du père.

     

    Bernard Arnault a deux modèles : Boussac dont il a repris l’empire en déconfiture et Jean Prouvost qui fut un grand industriel roubaisien et un patron de presse propriétaire de Paris Soir, du Figaro, de Télé 7 jours , de RTL …  Il ne reste rien des empires de ces deux tycoons ….. 

     

    Alors oui, un jour prochain, les mêmes qui le glorifient aujourd’hui, le voueront aux gémonies, ses banquiers lui réclameront de sortir des cascades de holding, de rembourser les sommes empruntées pour acheter Carrefour ….

    2
    Poix
    Vendredi 2 Mai 2014 à 10:14

    Ce qui parait étonnant dans ce reportage, c'est l'approximation des journalistes. Ils présentent l'usine Bidermann de Poix-du-Nord comme victime de Bernard Arnault, qui désirant maximiser son profit aurait délocaliser la fabrication de costumes vers l'Europe de l'Est.

    On peut reprocher beaucoup de choses à Bernanrd Arnault, mais ici il a le dos large ! L'usine de Poix du Nord est une usine du groupe Bidemann (depuis 1966!) devenu ECCE et qui a été mis en faillaite et repris par le groupe Devaux .... Le groupe Bidermann-ECCE était spécialisé dans la réalisation de costumes sous licences avec les marques YSL, Kenzo, Givenchy, Pierre Cardain, etc ... C'est un business qui avait été inventé par Bidermann lui-même. En gros, les maisons de couture ne prenaient aucun risque, c'est Bidermann qui concevait, fabriquait et vendait les costumes et les chemises et qui versait des royalties à Saint-Laurent, Givenchy, Kenzo ou Cardain. Cela permettait à ces couturiers de faire vivre leurs maisons de haute couture déficitaire ! Les premiers à le faire ont été Pierre Bergé pour YSL & Pierre Cardain.

    Malheureusement, ceci avait le désavantage de démonétiser les marques au global (parfums, haute couture, accessoires, ...) donc elles ont mis fin à ces politiques de licences bien qu'elles fussent trés rémunératrices (Pinault chez YSL, etc)

    Aujourd'hui ECCE existe toujours et fabrique pour Arrow, Gant ou sa marque Armand Thiéry et plutôt en Europe de l'est et en Tunisie, mais Bernard Arnault n'y est pour rien .....

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