• Bonjour

    Le nombre restreint de mes interventions sur ce blog était lié au travail qui s'achève sur l'ouvrage que je vous propose ici.

    4ème de couverture :

    " En 1917, Lénine publiait "L'impérialisme, stade suprême du capitalisme". Il décrivait notamment l'importance qu'avaient pris les grands groupes dans l'économie mondiale, la puissance des banques et du capital financier, les luttes pour l'accès aux ressources de la planète, le rôle particulier des Etats ... Et il insistait sur les multiples contradictions qui subsistaient dans cette phase du capitalisme, contradictions qui prennent leur origine dans la nature du "capital", et qui ne cesseront qu'avec la fin du capitalisme, comme mode de domination des classes.

    Un siècle plus tard, il est indispensable de reprendre ce texte, ne serait-ce que pour démontrer les erreurs fondamentales d'économistes qui - comme Piketty (le capital au XXIème siècle) - oublient que le capital reste d'abord et avant tout un rapport social de domination ; et que tous les modes de régulation (qui ne représentent en fait qu'une parenthèse historique lors des 30 glorieuses) se heurtent inévitablement aux intérêts des groupes capitalistes, qui n'existent en exploitant leurs salariés que dans une logique de marché. Il suffit de regarder la "mise en concurrence des Etats" par ces groupes dans de multiples domaines (le moins disant salarial et social,  la fiscalité "optimale", la socialisation des pertes liées aux crises redevenues périodiques avec le retour en force des lois du marché ...).  Les Etats ne régulent plus (s'ils l'ont un jour fait), ils sont "aux ordres" ; et Macron en est la caricature française.

    Lénine insistait également - comme Marx - sur la contradiction entre les rapports sociaux de production et l'évolution des forces productives qu'ils mettent en oeuvre : c'est le principe du matérialisme historique. Ainsi, lorsqu'un mode de production entre en contradiction avec la socialisation croissante des forces productives qu'il contribue à modifier, il cède inévitablement la place à un autre mode de production. Cette socialisation - déjà significative à l'époque de Lénine - a été démultipliée depuis, avec la conquête de l'espace mondial par le rapport capitaliste, avec des moyens de production de plus en plus "socialisés", qui rendent les individus de plus en plus interdépendants, interconnectés ... Ainsi, à l'heure où ces forces productives pourraient libérer les individus de multiples travaux, le rapport capitaliste vise à en maîtriser l'usage, sous son seul pouvoir et pour son seul intérêt (avec les conséquences bien connues sur la course à l'efficacité, qui met au rebut de multiples catégories sociales non "rentables"). Quant à la "connectivité", elle devient une nouvelle religion, celle de l'individualisme forcené, nouvel opium du peuple.

    Tout ceci ne va pas sans amener une accentuation des contradictions inhérentes au capitalisme.

    Sur le plan factuel, nous les avons mises en évidence dans l'ouvrage, à partir d'un travail sur les plus grands groupes mondiaux (un paquet de 2 500 groupes pour les données boursières ; un paquet plus restreint de 850 groupes, analysés en détail. Nous avons également confronté ces nombreuses données financières (fonds propres, résultats, chiffre d'affaires ...) à l'économie "réelle", qu'il s'agisse des flux de marchandises, de production ou financiers.

    Et les données ainsi recueillies montrent que plus que jamais, la loi de la baisse tendancielle du taux de profit se vérifie. Et comme Marx l'a démontré, une telle baisse mène inévitablement à des crises, de plus en plus importantes. Les contradictions nous mènent droit dans le mur ... Nous le savons, nous le démontrons .... Nous sommes au crépuscule du dieu capital."

    Pour commander dès à présent l'ouvrage, voir le lien ci-dessous avec le bon de commande.

    Télécharger « BON DE COMMANDE AUX EDITIONS ESTAIMPUIS.pdf »

    B. Boussemart

    PS - Vous pouvez déjà avoir un aperçu des données en écoutant Radio Campus Lille en podcast - l'émission animée par André mercredi dernier 4 octobre, entre 12 et 13 h. Nous y présentons une partie des infos dans les dernières 20 minutes.

     


    3 commentaires
  • Bonsoir

    Petit pari - sur les journaleux qui nous abreuvent d'informations sur Jupiter (c'est un dieu romain, et non pas grec comme semblaient le croire les journalistes lors de son voyage en Grèce) et ses exploits ...

    On va avoir droit à des explications qui vont vous dire :

    - le chômage des catégories A (3 540 400 personnes fin août 2017) est inférieur à celui d'il y a un an (3 549 900) ; on ne va pas s'attarder sur le fait que le chômage des catégories A a augmenté de 0,6% par rapport au mois précédent, et augmenté de 1,3% sur les trois derniers mois, avec un Macron déjà aux commandes !!!

    - il ne faut pas trop se préoccuper des autres catégories (la B est en hausse continue depuis au moins 1 an, et à nouveau sur le dernier mois et les trois derniers mois) : 725 800 chômeurs de catégorie B fin août 2016 et 763 600 fin août 2017 ; sauf pour la bonne nouvelle dont on va vous abreuver : la catégorie C est en baisse de 1% sur le dernier mois (mais seulement de 0,2% sur les trois derniers mois), mais en hausse de 8,9% sur un an.

    En fait, le gouvernement fait tourner les chômeurs sur des chaises musicales. Mais ça se voit de plus en plus ; pour l'ensemble des chômeurs de catégories A+B+C en France métropolitaine, on avait 5 508 500 chômeurs fin août 2016, 5 621 400 chômeurs fin juillet 2017 et 5 646 000 chômeurs fin août 2017 ... Belle progression ; et quel résultat jupitérien !!!

    Quant aux catégories D et E (celles qui ne sont pas tenues de chercher un emploi), elles augmentent fortement sur le dernier mois (+ 5%) pour les catégories D - c'est la catégorie des "fainéants" pour Jupiter, car non seulement ils ne doivent pas chercher d'emploi, mais ils sont sans emploi ; alors que les catégories E sont un peu plus "actives" (stages bidons ...) et restent à un niveau stable sur le dernier mois.

    Au total, toutes les catégories A, B, C, D et E sont passées de 6 269 500 chômeurs en août 2016 à 6 327 900 chômeurs à fin juillet 2017 et à 6 366 700 chômeurs à fin août 2017 en France métropolitaine, et à ces mêmes dates de 6 604 500 à 6 665 300 et 6 705 000 pour l'ensemble de la France.

    Et on allait voir ce qu'on allait voir.

    En attendant, regardez de près comment le chômage va être présenté par vos médias préférés !!!

    Il va certainement y avoir des sujets beaucoup plus importants ... en football, en people ...

    B. Boussemart


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  • Quant on s'appelle Pierre Ferracci, qu'on a un fils Marc qui a été le témoin du mariage de Macron, on peut se permettre de faire des villas en Corse en dehors de toute légalité.

    Et la justice ne vous dit rien, malgré la position du préfet ... Mettre en surbrillance le lien ci-dessous, et cliquer droit sur "ouvrir le lien".

    http://www.ulevante.fr/a-rundinara-bunifaziu-villas-ferracci-pas-de-demolition/

    Donc, pas de souci ... Vous êtes riche, vous avez les moyens de payer une amende ... Faites ce que vous voulez.

    Et basta !

    B. Boussemart


    3 commentaires
  • Bonsoir

    On connaît maintenant le résultat de la "superbe" offre que faisait Arnault pour racheter tous les titres Dior que lui-même ou ses sociétés ne possédaient pas. Il avait pourtant mis "le paquet", en augmentant fortement la valeur de rachat des titres Dior relativement aux récentes cotations en bourse.

    Nous avions attiré l'attention dans le magazine Capital sur le fait que Dior allait vendre ensuite sa filiale Dior Couture à LVMH, et à un prix particulièrement élevé, qui aurait permis à Arnault de ne pratiquement pas débourser un cent si l'opération avait totalement réussi. Mais en faisant payer une partie de l'addition de la vente de Dior Couture, aux actuels actionnaires de LVMH (le "public" possède 52,32 % de LVMH).

    Quant aux actionnaires de Dior, ils semblent pour une partie non négligeable vouloir attendre la suite des opérations. Et l'offre n'atteint pas les 95 % de titres qui auraient permis le retrait obligatoire ... Echec donc - voir la déclaration de l'AMF ci-dessous.

    Télécharger « 2017-Dior-Résultat de l'OPA.pdf »

    Caramba ... encore raté. Comme pour Carrefour.

    B. Boussemart


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  • Bonjour

    L'évaluation de la fortune Dassault par Challenges donne 21,6 Mds d'euros. Pour sa part, Forbes indiquait 15,06 Mds d'euros (la bourse était nettement moins élevée en début d'année) et notre évaluation 15,37 Mds d'euros (même remarque, la bourse sur les 4 premiers mois étant beaucoup plus faible qu'en juin 2017).

    Nous avons refait les calculs en prenant pour base la bourse du 2 juin 2017 (Challenges ne peut aller au-delà, du fait de la date de publication), en sachant que les cours sont bien plus élevé que la moyenne des 4 mois ou que la valeur de Forbes fin mars, début avril.

    Nous avons repris société après société les participations détenues par le Groupe Industriel Marcel Dassault (il vient seulement de publier les comptes de l'année 2015) ; mais nous connaissions le nombre de titres détenus par GIMD dans les sociétés en question. GIMD détient en effet : 105 957 646 titres Dassault systèmes ; 5 118 240 titres Dassault Aviation ; 3 738 920 titres Immobilière Dassault ; 25 788 732 titres Veolia environnement ; 2 013 470 titres Bio-Mérieux ; et 2 369 643 titres Rubis. Au 2 juin 2017, les cours de bourse (souvent les plus élevés de la période) sont respectivement de (en €) : 83,69 ; 1 356,1 ; 45,63 ; 19,365 ; 194,35 et 104,95. Ce qui donne respectivement les valeurs suivantes en M€ : 8 868 ; 6 941 ; 171 ; 499 ; 391 et 249. Il faut ajouter les valorisations de Dassault Médias (313 M€), d'Artcurial (12 M€) et de Dassault Wine Estate (43 M€), ainsi que la trésorerie nette (fin 2015) de GIMD (79 M€). Ceci donne un total de 17,565 Mds d'euros. Somme qui n'a strictement rien à voir avec la valorisation de Challenges.

    L'évaluateur a t'il fait de la gonflette ; ou est-il adepte de la fumette ? La différence d'évaluation est considérable : + 23% pour Challenges par rapport à la valeur possible boursière.

    Si on prend la valeur boursière des titres au 30 juin (la bourse a déjà diminué depuis début juin), les titres valent respectivement en euros : 78,49 ; 1 222,55 ; 45,99 ; 18,5 ; 189,5 et 92,24. Le nouveau calcul donnerait actuellement une fortune de 16,27 Mds d'euros, soit le tiers en moins que l'évaluation de Challenges.

    Même en tenant compte du fait (mais Challenges ne pouvait pas le savoir fin mai, début juin, la publication officielle étant faite pratiquement fin juin) que GIMD a décidé de souscrire pour Dassault Aviation au paiement du dividende en actions, GIMD n'aurait que 49340 actions supplémentaires, ce qui représente aux cours ci-dessus un surplus de valeur de 67 M€ (hypothèse haute) ou de 61 M€ (hypothèse basse). Toujours rien à voir avec l'évaluation folklorique de Challenges !!!

    Il est permis de se demander pourquoi Challenges publie de telles affabulations !

    B. Boussemart


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