• Bonsoir

    Note préalable : ce début d'article a été écrit le dimanche 2 décembre 2018. Je n'ai rien à retirer. La suite bientôt. B. Boussemart.

    Les 3 singes de la sagesse (ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire) devraient interpeller Macron ; car ils signifient en fait, lorsque l'on est confronté à des comportements "néfastes", faire semblant de ne pas voir les difficultés et les problèmes, faire semblant de ne pas les entendre, et ne pas en parler. Et ajouterons nous de persévérer dans l'erreur ; car les problèmes posés par le mouvement des "gilets jaunes" ne disparaissent pas avec le "déni" macronien (Edouard Philippe, son premier ministre, n'est qu'un homme de paille ; comme la plupart des députés de la LREM, qui ne sont au mieux que des clones, pour rester gentil - si vous voulez une liste des députés ou ministres vus dans les chaînes d'infos en continu et qui répondent à cette définition - je peux la fournir).

    Pour prendre un peu de hauteur par rapport à ce que j'entends justement sur ces chaînes d'infos en continu après ce samedi (BFM TV - groupe Patrick Drahi : financier de haute voltige dont nous avons souvent parlé dans ce blog ; ou LCI - groupe Bouygues, bétonneur bien connu, qui contrôle la chaîne TF1) qui relaient d'autres médias aussi "objectifs" que ceux d'Arnault (le Parisien ; les Echos ; Investir ; Radio Classique - dont vous retrouvez des journalistes apportant la "bonne parole" comme Guillaume Durand ...), de Dassault (Le Figaro), de Lagardère (Europe 1), de Bolloré (Vivendi - Canal +), de Pinault (Le Point), ..., lesquels, après avoir profité de l'audience que leur apportaient les "gilets jaunes" les vouent depuis ce matin aux gémonies (en mettant en boucle les "violences", commentaires à l'appui pour vilipender le mouvement ...), en bons relais de la macronie qu'ils n'ont jamais cessé d'être.

    Quelles sont ces "quadratures" ?

    1. La quadrature française : les injustices fiscales et sociales.

    Aux affaires indirectement (avec Hollande, dès 2012, il est secrétaire général adjoint au Cabinet de Hollande, puis ministre des Finances en 2014) et directement depuis son élection, Macron ne peut pas dire qu'il est ignorant de l'état des finances publiques, du niveau de la dette, et des cadeaux déjà faits aux entreprises sous Hollande (le CICE a été mis en place en 2013 ; la loi Macron 1 qui "libéralise" des pans entiers de l'économie, puis la loi Macron 2 - qui après son départ devient la loi El Khomri - qui casse notamment le code du travail). Il hérite lors de son élection d'une conjoncture qui est loin d'être défavorable (une certaine croissance, des taux d'intérêts historiquement très bas ...) ; et donc d'un minimum de marges budgétaires.

    Il va utiliser ces marges budgétaires pour favoriser les riches et le facteur capital par des mesures qui coûtent cher au budget de l'Etat : coût de 4 Mds d'euros pour la supression de l'ISF et son remplacement par un impôt sur le seul patrimoine foncier (IFI - Impôt sur la Fortune Immobilière) ; coût de 1 Mds d'euros pour la flat tax sur les dividendes et les intérêts (taxés à un maximum de 30% - alors que les salaires et autres revenus non salariés peuvent être taxés jusqu'à 55%), avec explosion des dividendes versés (car moins imposés, et dorénavant exonérés de la CSG), baisse progressive de l'impôt sur les sociétés (qui sera ramené à 25% en 2022 contre 31% programmé pour 2019). En même temps, il augmente les marges bénéficiaires des entreprises par l'institutionnalisation du CICE prévue en 2019, qui coûte au budget 40 Mds d'euros par an, sans impact avéré en faveur de l'emploi. A l'inverse, en faveur "théorique" des ménages, il baisse certaines cotisations sociales salariales (nouvel avantage pour les entreprises qui bénéficient de cette diminution du coût du travail) et diminution progressive de la taxe d'habitation ; mais tout ceci est compensé par une hausse générale de 1,7% de la CSG, ce qui revient à uniquement maintenir le pouvoir d'achat des salariés sur ce point et à terme ; mais avec comme contrepartie la hausse de la CSG pour 60% des retraités. Cette hausse de la CSG au global rapporte 20 milliards supplémentaires (soit bien plus que la baisse des cotisations sociales et de la première partie de la baisse de la taxe d'habitation ; là encore, une partie non négligeable de la population ne bénéficie pas de cette baisse). Ce sont donc les retraités et les classes très moyennes qui supportent la fiscalité Macron. S'y ajoutent 5 € par mois de baisse des aides au logement, la désindexation des retraites (hausse de 0,3% des retraites en 2019, alors que l'inflation est de 2%, soit une nouvelle baisse de 1,7% du pouvoir d'achat des retraités), aucun coup de pouce au SMIC au premier janvier 2019 ...

    N'insistons pas : pour résumer, plus d'impôts et de taxes pour les pauvres (et il y a de plus en plus de pauvres) et de moins en moins de contribution fiscale des riches (qui bénéficient en outre de conseils fiscaux leur permettant d'optimiser leur contribution à la vie publique de la France ; y compris de conseils leur permettant d'échapper totalement à l'impôt en s'expatriant à l'étranger). Macron ne peut donc pas  (comme représentant des banquiers et des grandes fortunes) solutionner cette quadrature : il a déjà affecté dans le budget les baisses d'impôts en faveur des riches et des entreprises (et ce sont surtout les grandes entreprises qui en bénéficient ; sans oublier de nombreuses multinationales étrangères - comme Google, Amazon, Facebook, Apple - liste non exhaustive voir point 3 ci-après), mais aussi les hausses d'impôts pour les pauvres, ces hausses de toute nature permettant de rester dans les "clous" des 3% de déficit budgétaire exigés par l'Union Européenne. Tout retour en arrière (par exemple en renonçant aux taxes "carbone") devraient selon nos bons apôtres du gouvernement ou des médias cités (à ses ordres), signifier une hausse des impôts ou d'autres taxes pour compenser et rester dans les clous. Certes, docteur Watson, à ceci près que l'on peut très bien élimininer les cadeaux fiscaux ci-dessus (ce qui diminue la fiscalité et devient en fait une recette fiscale - par non dépense - compensant le retrait des mesures imposées aux pauvres) : - 1 € pour les riches et + 1 € pour les pauvres = 0 pour le budget ! Et que l'on pense à ce que peut rapporter le retour à l'ISF, l'abandon de la flat tax et la fin du CICE, ce sont plus de 50 milliards d'euros qui sont disponibles immédiatement pour que l'Etat puisse financer la totalité de la fiscalité carbone, et les hausses "normales" en faveur des retraités, et la hausse du SMIC - messieurs les patrons, il est temps de passer à la caisse après tout ce que vous avez reçus, comme en témoignent l'augmentation des profits (de plus en plus utilisés pour spéculer et non pas investir) et la hausse de la distribution des dividendes. Pour vous acheter des yatchs ?

    Les deux autres "quadratures", consacrées à la "quadrature européenne" et à la "quadrature libérale mondiale" à suivre ...

    B. Boussemart


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  • Vous avez écouté le discours de Macron aujourd'hui. Que du "tangible" - foutage de gueule assumé ... Il suffisait de voir comment il lisait son texte. Ce n'est pas avec le "coeur", comme lorsqu'il s'adresse aux banquiers et aux riches.

    Pas de commentaire nécessaire. Regardez comme il "lit" ; il n'en pense pas un mot

    B. Boussemart


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  • Bonjour

    Je suis dans les divers médias depuis quelque temps les mouvements sociaux. Médias dont il faut se demander à quels ordres ils obéissent quand ils font de "l'information" !!! A qui appartient la presse "libre" française, dans sa grande majorité ?

    Aujourd'hui, aux Champs, des "casseurs". Avec une bonne interrogation sur qui ils sont et qui ils servent. Bizarre. Aucune vitrine brisée ... Il faut dire qu'il y a (je viens de regarder BFM) des images de "casseurs" devant Louis Vuitton (LVMH - Arnault), devant le Rond Point (Dassault ...) et rien .. Ce sont de "gentils casseurs" aux ordres de Macron ? Qui ne veut pas empêcher le commerce de l'après manifestation (et même en pleine manifestation, les magasins de "luxe" accueillent les gentils clients friqués), manifestation qu'il cherche à décrédibiliser ? Entre "casseurs" à la solde de macron - vous savez, Castaner qui parle de situation "séditieuse", et les "CRS et autres forces de police" qu'on envoie au front (comme en 1914 : c'est de la "chair à casseurs" ?) - il faut faire coire que nous sommes entre "gens" de bonne compagnie !!!

    Attention aux retours de bâtons !!!

    B. Boussemart

    23 h. ce jour. Après les "séditieux" de Castaner, le président accuse des personnes de "violenter" d'autres français et des journalistes. Or violenter a une définition très précise pour le Larousse : "dans le registre courant, "violenter" est le plus souvent employé au sens de commettre sur quelqu'un un viol ou une tentative de viol. Et l'emploi de violenter dans un sens plus "neutre", c'est de "faire violence à quelqu'un, ou le contraindre par la force" (c'est un sens plus littéraire)". Où a t-on vu cela ? Des faits ... Si quelqu'un violente les français, c'est bien ce président avec ses mesures anti-pauvres et pro-riches. Car il impose à l'ensemble du peuple ses vues ultra-libérales de banquier et de représentant de l'Europe du même acabit.

    Et les députés de son mouvement n'hésitent pas à mentir. Ainsi, le député Bruno Questel, qu'on voit de plus en plus sur les télés en continu, qui indique ce soir pour justifier les hausses des impôts et taxes que la charge de la dette publique (tiens, ces impôts et taxes seraient destinés à rembourser la dette aux banquiers qui s'engraissent depuis la crise de 2008) augmente chaque seconde de 2 600 €. Petit calcul que vous pouvez vérifier : 2 600 € x 60 seconde par minute x 60 minutes par heure, x 24 heures par jour, et par 365 jours par an = 91,454 Mds de plus par an. Or la dette publique actuelle est de 2 300 Mds d'euros. Ces 91,454 Mds représenteraient donc un taux d'intérêt de la dette de 4%. Ce député ne sait pas compter, ou sait très bien compter en nous mentant, comme le président : le niveau en  intérêt de la dette publique n'a pas dépassé 49 Mds d'euros depuis 2012, et il devrait être de 40 Mds cette année ; soit 2% au maximum, bien moins de la moitié de ce qu'annonce triomphalement le sieur Questel. Et en 2016, le taux d'intérêt était pour les emprunts à 10 ans de 0,5%, soit à l'époque 0,3% compte tenu de l'inflation. Plus le mensonge est gros, plus il passe ? Comme pour les "casseurs" ? Afin de dénigrer les gens qui "violentent" ? Et pourquoi pas la bonne vieille image du "couteau entre les dents" ? Il faut dire que depuis Hollande, les pauvres sont des "sans dents".

    De même pour le décompte des manifestations : 106 000 personnes pour 1 600 lieux (chiffres de Castaner en fin de journée) = 66 personne par lieu !!! C'est une blague ? Ou encore une erreur de calcul. On nous avait pourtant dit que la plupart des députés de la macronie sortaient des grandes écoles de commerce ... Et il y a même un médaillé "Fields" ... Il devrait apprendre à son cher président, comme le ministre de l'éducation, à faire des additions ... et non des soustractions.


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  • Bonsoir

    Pendant que les bourses mondiales jouent au "ho-yo" (rebond hier, après de fortes baisses), rechute aujoud'hui, nos financiers français s'en donnent à coeur joie :

    - Arnault restructure les relations entre Dior et Sémyrhamis, en transérant de multiples titres Dior vers Sémyrhamis (31 000 titres le 12 octobre 2018 ; 79 231 titres le 11 octobre 2018 ; 109 704 titres le 10 octobre 2018) ; nous renvoyons à notre organigramme publié dans les "Grandes fortunes, banquiers, politiciens ...) pour se faire une idée de la manip financière ...

    - Bolloré : encore plus fort : il vient d'acquérir sur le marché en profitant de la baisse des cours de Vivendi un double paquets de titres : 660 645 titres au cours de 21,5 € le 9 octobre 2018 ; 559 968 titres au cours de 21,5 € le 10 octobre 2018 et 2 675 346 titres au cours de 21,448 € le 11 octobre 2018) ... Le tout, par une superbe société dont les comptes 2017 enregitrent une perte de 1 942 € (excusez du peu), c'est la "Financière de Larmor" - voir le RC 833 658 206 - c'est nouveau, ça vient de sortir dans l'organigramme Bolloré !!!

    Comme par hasard, les deux cours les plus bas de Vivendi sont ceux du 15/10/2018 (3 141 143 titres échangés) et du 11/10/2018 (7 099 226 titres échangés).

    Bolloré semble donc croire que la chute du titre est provisoire. Aujourd'hui, il est à 21,85 €. Donc, Bolloré renforce sa participation dans Vivendi à "relativement" bon compte pour l'instant ... Jusqu'au moment où ....

    Vive la crise financière (voir notre dernier ouvrage - achetez-le et faites-le connaître)

    B. Boussemart


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  • Bonjour

    Un excellent documentaire (France 2 - l'équipe d'Elise Lucet avec la journaliste Zoé de Bussierre) hier soir sur les groupes du luxe (LVMH/Arnault, Kering/Pinault ...) et leurs pratiques d'exploitation du travail sous couvert de déontologie sur papier glacé de leurs rapports d'activité.

    En fait de déontologie, exploitation à outrance de la sous-traitance (voir le cas des salariés immigrés en Italie - un pur scandale ...), élevages des animaux dans des conditions épouvantables un peu partout, et notamment en Chine ... Mais pour ces groupes, des supers bénéfices et de l'optimisation fiscale. Le commissaire européen Moscovici avait tellement chaud après l'interview ... Il avait peur qu'on cite Junker pour ses pratiques d'optimisation fiscale lorsqu'il était à la tête du gouvernement luxembourgeois !!!

    Et comme d'habitude, ce qu'on retient aujourd'hui dans la presse (avec la "people" en cage pour dénoncer les mauvais traitements aux animaux - ce qu'il faut faire bien évidemment), c'est uniquement ce second aspect. Les hommes exploités, victimes de mauvais traitements physiques, accidentés ... on n'en parle pas. Bravo les journalistes !!! L'indignation capitaliste sélective ... Un travailleur immigré vaut moins qu'un lapin chinois ?

    Bonne question ... Pas métaphysique du tout. Ce qui donne à réfléchir sur ce monde ...

    B. Boussemart

    PS - voir notre article sur les bourses mondiales ci-dessous. Entre le 1er octobre et aujourd'hui (vers 14h), le titre Kering est passé d'une valeur de 468,4 € à une valeur de 397,1 € (- 15%) et le titre LVMH de 306,9 € à 270,4 € (- 12%). Et ce n'est pas fini, vu la place de la Chine dans l'activité de ces boîtes de "luxe" ...

     


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