• Bonsoir

    Voici les résultats des groupes français de la grande distribution.

    Le groupe Auchan est plutôt bien placé sur les fondamentaux.

    Télécharger « 2015-Auchan, Casino et Carrefour.pdf »

    Bonne lecture

    B. Boussemart

    Et le taux de Valauchan est de + 2,1% - voir la nouvelle annoncée ci-dessous dans les commentaires

     

     


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  • Bonsoir

    Sun Art Retail a publié ses comptes 2015 ; qui enregistrent une nette progression, liée en partie aux effets de change, l'euro s'étant déprécié par rapport au Yuan.

    Pour les années 2013, 2014 et 2015, le chiffre d'affaires consolidé de Sun Art est passé (en €, donc avec les effets de change) de 10 473 M€ à 11 261 M€ et 13 941 M€. L'évolution du chiffre d'affaires des filiales chinoises de Carrefour est respectivement de 6 443, 6 288 et 6 659 M€. Groupe Auchan fait donc nettement mieux que Carrefour en Chine.

    D'ailleurs, derrière le premier groupe chinois "China Resources EnterpriseLtd" qui détient 15,2% des parts de marchés sur le segment des hypers, se situe immédiatement Sun Art, avec 13,7%, devançant largement Wal Mart (9,6%), Yong Hui Superstores (5,8%) et Carrefour (5,2%).

    Au niveau du résultat net, Sun Art engrange (part du groupe) 357, 373 et 359 M€ de bénéfices pour les années 2013, 2014 et 2015. Le résultat de 2015 est cependant en retrait plus important (-15,3% en monnaie locale), suite à une hausse des salaires de 15,1% (pour un chiffre d'affaires progressant - toujours en monnaie locale - de 5%).

    Il reste que le groupe Auchan va bénéficier pleinement des résultats de sa filiale chinoise : au niveau des fonds  propres, ceux passent  en euros de 2 176 M€ en 2014 à 2 896 M€ en 2015. Avec une trésorerie nette en forte hausse (de 620 à 832 M€), et des dettes à long et moyen termes pratiquement nulles.

    Tout ceci est de bonne augure pour l'ensemble du groupe.

    B. Boussemart


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  • Bonjour

    En 1834, la loi sur les pauvres (Poor Law Amendment Act) permettait aux capitalistes anglais en recherche de main d'œuvre bon marché de se constituer rapidement un vivier de travailleurs (un sous-prolétariat). Cet "act" mettait fin aux aides apportées aux pauvres du Royaume, et les obligeait à aller travailler dans les manufactures. Le non respect de cet "act" conduisait à la pendaison pure et simple des récalcitrants. Non mais. Au travail, tous ces fainéants de pauvres, de mendiants, de sans travail chassés des campagnes d'alors par la loi sur les enclosures.

    En France, le concept vient d'être renouvelé avec la loi El Khomri. En abandonnant les lois protectrices du code du travail, et en laissant à la pseudo démocratie interne à l'entreprise (le lieu par excellence - c'est connu - du dialogue social) le soin de régler les relations au travail (sur le temps de travail, les licenciements, les indemnités ...), les salariés vont se retrouver dans la situation des XVIIIème et XIXème siècle, où le chef d'entreprise va pouvoir déroger à la loi comme bon lui semble ; et si  les  salariés ne se laissent  pas faire, une couche supplémentaire avec l'aide de l'Etat hollandais. Beau progrès social.

    Cette mise au travail nouvelle formule est d'autant plus absurde qu'il n'y a plus de travail. Ce n'est pas 35, mais 28 et même 20 heures que nous devrions travailler par semaine, pour obtenir un revenu permettant de vivre décemment, suite aux progrès techniques réalisés pour produire des biens et des services, ces derniers étant d'ailleurs de plus en plus artificiels. L'opium du peuple n'est plus seulement la religion ;  mais aussi la sainte consommation ; dans le cadre de  l'internationalisation du capital (comme rapport social).

    Nous renvoyons ici à divers articles de ce blog ; mais pour la loi El Khomri, je vous renvoie en direct à l'article 222, commentaire  n° 4. Nous y avons analysé avec André sur Radio Campus cette loi.

    Et un appel en faveur des manifestations du 9 mars, et des mobilisations qui vont suivre.

    B. Boussemart


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  • Bonjour

    Voici les indications  données à un détenteur de Valauchan qui ne sait plus où il en est : vendre ou pas ses "Valauchan". Voici ce que j'ai indiqué.

    Pour répondre, "il faudrait connaître les modes précis d'évaluation des experts qui définissent la valeur de groupe Auchan (composante essentielle de Valauchan à ce jour). Or je ne dispose pas de ces modes d'évaluation.
    Ma référence principale demeure la publication officielle dans le rapport annuel de la valeur des stock-options attribuées à l'encadrement. La visibilité sera d'ici fin mars 2016.
    Donc, mieux vaut attendre cette publication. En tout état de cause, et c'est vrai de tout placement en bourse, il ne faut jamais  vendre quand la bourse (ou la valeur de Valauchan) baisse. La baisse de Valauchan l'an dernier n'est d'ailleurs pas catastrophique, et la  valeur de Valauchan n'a baissé que rarement, et a toujours remonté ensuite, et bien au-delà de la baisse. Si le système "Valauchan" était resté identique, ma réponse aurait été très simple: gardez les "Valauchan" ; le risque de perte est minime.
    En revanche, j'ai une véritable interrogation sur le nouveau mode de calcul avec la 1/2 de la valeur qui serait fixée à partir d'Auchan Retail France. Il faut donc demander à vos responsables "Valauchan" que vont devenir les anciennes valeurs "Valauchan" ancienne formule, par rapport à la nouvelle formule de calcul. C'est impératif avant de prendre toute décision.
    Enfin, si vous sortez de Valauchan, il faudrait  trouver un placement plus intéressant ; et il n'y en a pas dans cette période de crise financière. Le seul  placement qui vous garantit sur l'avenir, c'est d'investir dans votre logement si vous n'êtes pas propriétaire.
    J'espère avoir été clair. Mais il est évident, comme vous le soulignez, que la décision vous appartient. Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs.
    Cordialement"

    Pour compléter mes appréciations sur la bourse et la spéculation, vous aviez :

    - Sur Carrefour une valeur au plus haut du titre en 2015 de 32,795 € le 10 avril , et au plus bas de 23,545 € le 6 janvier ; en 2016, le titre est retombé au plus bas à 22,295 € le 11 février ; et le cours était de 23,38 € le 15 février. Donc, entre le plus haut 2015 et la valeur actuelle, le titre a perdu près de 29% de valeur ;

    - Sur Casino, une valeur au plus du titre en 2015 de 86,6 € le 15 avril, et au plus bas de 43,335 € le 17 décembre ; en 2016, le titre est tombé au plus bas à 35,2 € le 21 janvier ; et le cours était de 40,82 € le 15 février. Donc, entre le plus haut 2015 et la valeur actuelle, le titre Casino a perdu près de 53% de sa valeur. Il faut souligner pour Casino que le titre a été la cible de spéculateurs américains, qui misaient à la baisse. Ce qui a entraîné un tel niveau de perte de valeur du titre. Cette perte de valeur n'a rien à voir avec la valeur "réelle" du groupe Casino.

    Mon conseil à tous ceux qui veulent acquérir des titres en bourse. Si vous avez besoin de votre argent, n'achetez pas en bourse ; la bourse est un placement rentable ... à moyen et long terme. Pas à court terme. Actuellement, si vous avez des titres Carrefour ou Casino, vous n'avez aucun intérêt à vendre. Un nombre important de titres Carrefour a par contre été acquis à bas prix récemment par Galfa, le principal actionnaire de Carrefour, qui profite de cette baisse pour renforcer sa participation au détriment des petits actionnaires qui paniquent et qui vendent.

    Pour le groupe Auchan, vous n'avez pas ce type de risque boursier. C'est d'ailleurs ce qui fait la force des sociétés détenues par le groupe Mulliez, qui peut tranquillement attendre que les spéculateurs attaquent ... les autres groupes. Qui plus est, le groupe Auchan est le groupe le moins endetté de la grande distribution alimentaire française. Et il dispose d'une structure financière très solide, la mieux notée par les agences de notation. Enfin, par rapport aux risques internationaux, le groupe n'est pas plus exposé que les autres : Carrefour et Casino doivent faire face à la récession au Brésil, où ils sont très impliqués. Pour Auchan (qui fait beaucoup mieux que Carrefour) la situation en Chine n'est pas préoccupante sur l'activité : pour les trois premiers trimestres 2015, les ventes en Chine ont augmenté de 5,4% par rapport à la même période de 2014 ; le résultat est par contre en recul, mais demeure largement positif, à 2,8% du chiffre d'affaires. Et pour la Russie, le bénéfice net était en 2014 de 277 M€ (264 M€ en 2013), malgré la catastrophe annoncée ici ou là par des médias suite à la situation en Ukraine. Bref ; attention à ne pas se faire enfumer.


    B. Boussemart

     


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  • Bonjour

    De nombreuses demandes sur l'évolution possible de la valeur "Valauchan".

    Vous n'êtes pas sans savoir qu'il sera proposé un nouveau mode de détermination de la part "Val ... quelque chose" pour la France, avec la moitié du critère de valorisation pour les performances du groupe, et l'autre moitié pour les performances de la nouvelle entité "Auchan Retail France" qui va regrouper toutes les activités françaises du groupe.

    Deux remarques :

    - que deviennent les engagements du groupe Auchan avec les anciennes valeurs "Valauchan", qui étaient fondées uniquement sur les performances du groupe Auchan. Le groupe va t-il transformer ces anciens titres "Valauchan" en nouveaux titres "Val ... quelque  chose", et sur quelle base ? Pour l'instant, mystère total. Ce qui est particulièrement préjudiciable pour les détenteurs de "Valauchan", qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. La meilleure solution est de garder l'ancien titre "Valauchan", et de garder la valeur de ces anciens titres sur la valeur du groupe. Car les salariés ont contracté du Valauchan sur la base de l'ancienne formule, et ont épargné à cette condition. Ce serait d'autant plus juste que c'est  avec l'ensemble des activités françaises et les profits dégagés au fil des années que le groupe a pu acquérir des positions à l'étranger. Avec un étranger qui est actuellement plus rentable que la France.

    - s'agissant de la nouvelle valorisation "Auchan Retail France", il faut faire attention  à la pondération entre les hypers, les supers, l'immobilier, la banque Oney, et la diversification (Alinéa en fait-il partie ? Quid  des drives ? Quid de l'intégration des systèmes U ? ...), en sachant  par ailleurs que les bourses européennes sont en train de d'effondrer !!! Les "experts" vont-ils tenir compte de tous ces éléments ; et quelles sont les projections pour l'avenir en France ?

    Il est donc indispensable  d'obtenir la première année toutes les informations conduisant à  déterminer la valorisation de la "nouvelle part" concernant la France ; et obtenir le calcul pour le groupe.

    Si tel n'est pas le cas, tout est possible. Et dans ce cas, il est préférable d'obtenir des augmentations de salaires (qui seront elles intégrées au montant de la retraite) plutôt que "d'investir" dans un "Val ... quelque chose" d'opaque.

    B. Boussemart


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