• Nous avions pensé à la lecture récente de son blog que Monsieur Gobin s’était reconverti dans le « karaoké » ! Nous ne pouvions que l’encourager dans cette évolution. Hélas ! Ses derniers écrits retombent dans les errements antérieurs.

    Par suite, nous n’avons pas trouvé d’autre terme que « gobinades », pour qualifier les nouvelles informations « people » et « exclusives » publiées par le sieur Gobin sur son site, qui se veut par ailleurs journaliste d’investigation.

    Qu’on en juge.

    Exclusif de chez exclusif : M. Gonzague Mulliez aurait investi massivement (notamment depuis peu) dans une société hors AFM, à savoir le groupe « Vizzion ». Mais ce groupe se serait « planté » dans la ville du Touquet, où le même M. Gonzague Mulliez nourrissait de gros espoirs (avant les élections municipales, perdues par l’avocat Patrick Doussot - voir notre note 4 - Qui est vraiment Monsieur Gobin ?).

    Comme Monsieur Gobin ne sait pas faire d’analyse, nous lui faisons le plaisir de l’informer (pas tout à fait).

    De fait, M. Gonzague Mulliez participe à hauteur de 55% dans une société holding importante du groupe Vizzion, qui développe deux programmes immobiliers en Belgique. L’investissement est de l’ordre de 6 millions d’euros. Ceci date de 2006-2007 : quelle exclusivité !

    Par ailleurs, M. Gonzague Mulliez est présent avec M. Patrick Mulliez (le frère de Gérard Mulliez) dans une autre opération du groupe « Vizzion », qui consiste en un programme en Turquie, patrie d’origine de l’architecte Sefik Birkiye, qui a créé le groupe « Vizzion ». Nous sommes ici assez loin de la France. De plus, M. Gobin ne parle pas du frère de Gérard Mulliez ; est-ce un hasard ? Ou ne connaît-il pas ce dernier investissement, qui lui, date de 2008, à hauteur globale de seulement 1 million d’euros (avec d’autres actionnaires que ceux de la famille Mulliez).

    En tout état de cause, aucune information fiable sur le blog Gobin.

     

    Pour s’en convaincre, quelques autres preuves (il suffit de remonter dans le blog en question), et de confronter les « prévisions » et « exclusivités » de notre « Tintin » breton aux faits avérés par la suite :

    - sur les prévisions de chiffre d’affaires des sociétés du groupe Mulliez : pour M. Gobin, en 2008 groupe Auchan atteint 39,5 milliards d’euros et Adeo (Leroy-Merlin) 10,2 milliards d’euros. En réel publié au greffe, Auchan atteint en 2008 39,325 milliards d’euros et Adéo 8,684 milliards d’euros. Dans ce dernier cas, il ne s’agit après tout que d’une erreur de 17,5% - bagatelle : à peine 75 800 années de SMIC !!! Les salariés apprécieront !

    - toujours pour les comptes 2008, le chiffre d’affaires annoncé pour Kiabi à 904,4 M€ le 13 mai 2009 ; en réalité, dans les comptes du greffe, le chiffre d’affaires atteint 833,15 M€.

    - ou encore, le 5 mars 2009, Agapes est annoncé avec un chiffre d’affaires de 777 M€ ; en réel, le chiffre d’affaires venant du greffe est de 655,097 M€. Ici encore, une petite erreur de près de 19%.

    Pour faire encore plus « exclusif », M. Gobin n’hésite pas à titrer que la Russie passe devant l’Espagne et l’Italie chez Auchan en 2008. Pas de chance. Auchan Russie atteint en 2008 un chiffre d’affaires officiel de 3,278 milliards d’euros, alors qu’Al Campo est au dessus à 3,41 milliards d’euros, malgré la crise. Le chiffre italien n’est pas encore disponible à ce jour (2010), suite aux cachotteries habituelles de l’AFM.

     

    Mais M. Gobin n’a que faire de la transparence. Comme son "modèle politique", une erreur remplace l’autre. Au fur et à mesure qu’il remplace une bêtise par une autre, notre Tintin breton prend ses lecteurs pour des idiots, n’ayant aucune mémoire. Ceci ne vous rappelle par quelqu’un ?

     

    B. Boussemart

     


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  • Nous attendons (avec beaucoup d’impatience, mais aussi d’ironie, avouons le) le classement provisoire des grandes fortunes du magazine Challenges qui est habituellement publié en mars pour les dix plus grandes fortunes professionnelles.

     

    Nous allons en effet pouvoir constater :

    - si le magazine « Challenges » tient enfin compte de nos travaux (non contestés par la famille Mulliez) et des évaluations faites ici dans le blog ;

    - si le magazine « Challenges » tient enfin compte de nos travaux sur le groupe Arnault, ainsi que de la non publication des comptes 2008 de son holding personnel (Groupe Arnault SAS) et des comptes de la société luxembourgeoise qui a repris – en compagnie de Colony – la participation dans Carrefour. L’évaluation du magazine « Challenges » sera donc épluchée sous ces aspects.

     

    Nous attendons avec d’autant plus d’impatience que nos propres travaux vont bientôt être publiés dans le prochain ouvrage « Les grandes fortunes, les banquiers et les politiciens » aux Editions Estaimpuis (voir le site www.editionsestaimpuis.com), ouvrage qui s’intéresse aux plus grandes fortunes françaises, et à leurs liens financiers, politiques et informationnels.

    B. Boussemart


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  • Bonjour
    Le site des "Editions Estaimpuis" est maintenant disponible.
    Vous pouvez y accéder en faisant www.editionsestaimpuis.com
    En prime, la prochaine sortie de l'ouvrage de Mazé Torquato Chotil, qui porte sur "Ouvrières chez Bidermann - Une histoire, des vies".
    Je vous le conseille vivement.
    B. Boussemart

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  • Fin 2009, les sociétés Soparsam et Groupe Auchan ont fusionné. A cette occasion, l'action de Groupe Auchan a été évaluée à 335,49 €uros (dire d'expert), contre 341,61 € en 2008 (voir l'article sur les stock-options).

    Ainsi, l'AFM confirme pour 2009 une diminution de valeur de près de 1,8% pour l'action Groupe Auchan.

    Comme Valauchan est composé très majoritairement de titres Groupe Auchan, il semble logique que le FCP soit à la baisse en 2010.

    B. Boussemart 


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  • La société luxembourgeoise Valauchan Caisse Auchan Italie a convoqué pour le 31 décembre 2009 une assemblée générale extraordinaire.

    Son ordre du jour consiste notamment en une augmentation de capital de 10 638 730 euros, par émission de 1 063 873 actions de 10 € de valeur nominale, avec une prime d’émission de 0,46 centimes d’euros par action.

     

    Rappel : la prime d’émission (0,46 €) est ce que paie en plus un actionnaire pour acheter de nouveaux titres, par rapport à la valeur nominale (ici 10 €), lorsque l’action se valorise au fil des années.

     

    Or, en juin 2008, il avait été émis par cette même société 286 260 actions nouvelles de 10 €, mais avec 0,48 € de prime d’émission.

     

    En d’autres termes, la valeur d’une action Valauchan Caisse Auchan Italie passe de 10,48 € en juin 2008 à 10,46 € en décembre 2009. Comme le groupe Mulliez n’a pas encore publié les comptes 2008 de cette société luxembourgeoise, il est difficile de se prononcer sur cette légère diminution. En 2007, les comptes publiés indiquaient que Valauchan Caisse Auchan Italie possédait pour 27,6 millions d’euros de titres, dans deux sociétés du groupe Auchan. Sans autre précision. La société disposait également de 5,9 millions d’euros d’autres titres, et de 1 million d’euros de trésorerie.

     

    Si Valauchan Caisse Auchan Italie possède des titres « Groupe Auchan », la nouvelle valorisation de décembre 2009 (avec cette légère baisse par rapport à juin 2008) signifierait que Valauchan ne rattraperait toujours pas en 2010 le recul constaté en 2009, par rapport à 2008.

     

    Si en revanche Valauchan Caisse Auchan Italie est une société réservée à quelques dirigeants, cela signifierait que le groupe continue à privilégier (via cette société) l’émission de stock-options en faveur de ces dirigeants. Dans un tel contexte, Valauchan pourrait remonter de valeur en 2010.

     

    Bientôt la réponse à ces deux interrogations.

     

    B. Boussemart


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