• Article 19bis. Taux de profit Pimkie

    Petite réponse au commentaire de l'article 19.
    Le taux de profit d'une entreprise se mesure en rapportant : résultat net/fonds propres. C'est une mesure, très imparfaite, du taux de profit. Elle a le mérite de ne pouvoir être contestée. Elle indique ce que les capitaux investis dans une entreprise rapportent aux investisseurs.

    L'autre mesure (Résultat/Chiffre d'affaires) ne mesure pas la profitabilité d'une entreprise, mais le rapport entre le résultat et les ventes. Or, au plus vous êtes loin dans la chaîne de production de valeur, au plus ce rapport diminue (ainsi, les grands groupes de distribution ont des taux de résultat/chiffre d'affaires très faibles : pour Carrefour consolidé, en 2008, c'est 1,77% ; et pour Groupe Auchan consolidé, en 2008 également, c'est 1,88%). 

    Pour répondre à la question, le cumul des résultats nets rapporté au cumul des fonds propres pour Diramode donne un taux de profit moyen sur la période 1998/99 à 2008 de 19% !
    Si vous prenez la période la plus défavorable de Diramode (intégrant la seule année de perte des 5 dernières années) ce taux de profit est de 12,8% ; et il est de 13% en 2008.

    Par ailleurs, je n'ai jamais indiqué que le groupe Mulliez veut saborder ces entreprises. Je dis qu'il pille les résultats bénéficiaires pour accentuer année après année la pression sur le travail des salariés. Ainsi, après avoir prélevé 214 millions d'euros sur Pimkie, la famille Mulliez fait croire que la société n'est plus rentable - ce qui est faux - afin de licencier 190 salariés de plus. Alors que l'effectif diminue année après année : 453 emplois en moins entre 2001/2002 et 2008.
    Je prends le pari dès aujourd'hui que le chiffre d'affaires de Pimkie va s'accroître dans les années à venir. Et cette hausse se fera avec des effectifs de plus en plus faibles. C'est ça l'exploitation du travail, au quotidien.
    Il faut arrêter la désinformation et l'hypocrisie sur les chiffres qui circulent. Et sur l'idée largement mise en avant par la famille Mulliez, et dernièrement par M. Gérard Mulliez, selon quoi "il faut faire passer l'homme avant le fric". La famille fait l'inverse : elle fait passer le fric avant tout autre chose ; et les hommes, c'est pour eux du "jetable".
    La fonction de ce blog, c'est de rétablir la vérité, avec des chiffres contrôlables par tout le monde.

    B. Boussemart


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    1
    Jeudi 19 Août 2010 à 17:30

    C'est la raison de vivre d'une entreprise de créer de la richesse pour ces actionnaires, non

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    2
    benoitb Profil de benoitb
    Vendredi 20 Août 2010 à 00:11

    Vous avez tout à fait raison. Dans notre beau système capitaliste, seules subsistent les entreprises qui font du profit. Les biens qu'elles produisent n'ont aucune importance, qu'il sagisse de leur qualité, de leur utilité ... pourvu que les gens achètent aux prix permettant les profits. Et si des biens très utiles - comme la nourriture - ne peuvent pas être achetés par de pauvres gens, et qu'ils meurent de faim à côté, parce qu'ils ne sont pas solvables ... c'est probablement de leur faute aussi !!! Non ? Un petit conseil de lecture dans ce cas : Laurent Cordonnier. Pas de pitié pour les gueux. Editions Raison d'agir. Et ça ne coûte que 6 € !!!

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :