• La société luxembourgeoise Valauchan Caisse Auchan Italie a convoqué pour le 31 décembre 2009 une assemblée générale extraordinaire.

    Son ordre du jour consiste notamment en une augmentation de capital de 10 638 730 euros, par émission de 1 063 873 actions de 10 € de valeur nominale, avec une prime d’émission de 0,46 centimes d’euros par action.

     

    Rappel : la prime d’émission (0,46 €) est ce que paie en plus un actionnaire pour acheter de nouveaux titres, par rapport à la valeur nominale (ici 10 €), lorsque l’action se valorise au fil des années.

     

    Or, en juin 2008, il avait été émis par cette même société 286 260 actions nouvelles de 10 €, mais avec 0,48 € de prime d’émission.

     

    En d’autres termes, la valeur d’une action Valauchan Caisse Auchan Italie passe de 10,48 € en juin 2008 à 10,46 € en décembre 2009. Comme le groupe Mulliez n’a pas encore publié les comptes 2008 de cette société luxembourgeoise, il est difficile de se prononcer sur cette légère diminution. En 2007, les comptes publiés indiquaient que Valauchan Caisse Auchan Italie possédait pour 27,6 millions d’euros de titres, dans deux sociétés du groupe Auchan. Sans autre précision. La société disposait également de 5,9 millions d’euros d’autres titres, et de 1 million d’euros de trésorerie.

     

    Si Valauchan Caisse Auchan Italie possède des titres « Groupe Auchan », la nouvelle valorisation de décembre 2009 (avec cette légère baisse par rapport à juin 2008) signifierait que Valauchan ne rattraperait toujours pas en 2010 le recul constaté en 2009, par rapport à 2008.

     

    Si en revanche Valauchan Caisse Auchan Italie est une société réservée à quelques dirigeants, cela signifierait que le groupe continue à privilégier (via cette société) l’émission de stock-options en faveur de ces dirigeants. Dans un tel contexte, Valauchan pourrait remonter de valeur en 2010.

     

    Bientôt la réponse à ces deux interrogations.

     

    B. Boussemart


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  • Pour la première fois, nous sommes en mesure de donner le taux de profit de l’AFM.

    En 2008, les 5 Sociétés en Commandite par Actions (Acanthe, Cimofat, Cimoflu, Valma et Valorest) ont dégagé 419 553 K€ de résultat net ; comparés aux capitaux propres des 5 SCA, ce résultat net donne un taux de profit pour l’AFM de 11,6%.

    Les taux de profit de chaque SCA sont les suivants :

    - Acanthe : 12,1% ;

    - Cimofat : 7% ;

    - Cimoflu : 11,1% ;

    - Valma : 15,4% ;

    - Valorest : 8,7%.

     

    Chacun des 500 membres « moyens » de l’AFM dispose donc d’un profit annuel de 839 106 € ; soit un profit mensuel de 69 926 €.

     


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  • 1. Vous pourrez écouter l'émission de Mermet sur France inter ce vendredi 22 janvier de 15h à 16h, consacrée à la famille Mulliez.
    2. Vous pourrez lire dans l'Humanité Dimanche de jeudi prochain un article consacré aux grandes fortunes, aux banquiers et aux politiciens.
    Bonne écoute et bonne lecture.
    B. Boussemart


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  • Louis Mulliez-Lestienne a eu 11 enfants. L’aîné a pris naturellement – comme il est de coutume dans grandes familles textiles du Nord – le prénom de son père. Louis Mulliez-Cavrois (1901) est le frère de Gérard Mulliez-Cavrois (le père de Gérard Mulliez-Mathias, déjà largement évoqué dans notre blog). Ce frère aîné a eu lui-même 13 enfants, dont l’aîné prend le prénom du père, Louis ; il s’agit de Louis Mulliez-Motte (1924), qui a lui-même 4 enfants, dont l’aîné se prénomme Louis-François Mulliez-Motte, qui a lui-même un fils aîné qui se prénomme Louis-Alexis …
    C’est à cet « ensemble des Louis » (et de leurs enfants) qu’est consacré le présent article.

    Les sociétés civiles recensées pour les « Louis » remontent à Louis Mulliez-Motte (1924) avec les SC Loubyfan et Loubyfan 2. Loubyfan dispose d’un capital modeste de 4,6 K€, réparti entre les parents et les 4 enfants (Louis-François, Brigitte, Yann et Fanny). Ce capital modeste ne doit pas faire illusion. En 1998, lors d’une augmentation de capital, la part était estimée à 18 000 FF ; ce qui donne, pour les 30 003 parts, une valeur à l’époque de 82,33 M€. Loubyfan 2 (avec la même relation entre parents et les 4 enfants) a un capital de 692,1 K€ en 2004.
    Une partie des titres Loubyfan et Loubyfan 2 a été apportée pour la création de Claris France. C’est à ce niveau que l’opération est intéressante. En effet, depuis 1999, aucun acte n’a été publié par cette SC, qui avait 30 003 parts. Or, au moment de la création de Claris France, la famille Louis Mulliez apporte 1 442 840 titres de la SC Loubyfan ? Comment est-ce possible ; nous assistons à une « multiplication des parts » ! Et il en va de même pour Loubyfan 2, qui fait un apport de 2 183 280 parts, alors qu’il n’y avait que 45 400 parts en novembre 2004 ! Chaque composante familiale a vu ses parts être multipliées par environ 48,09, pour chacune des deux sociétés civiles.

    En fait, cette « multiplication des parts » appelle trois commentaires.
    1. Elle n’a pas été publiée au greffe ; il est donc probable qu’elle n’est pas « achevée », comme pour l’opération de la SC « GMC » (voir article 18), au sens que tous les membres de la famille n’ont pas encore un accès aux sociétés « défiscalisées » en Belgique ou ailleurs ;
    2. Il est plus que probable que les apports à Claris France ne représentent qu’une partie des titres Loubyfan et Loubyfan 2, et que la « multiplication des parts » soit beaucoup plus importante (comme pour GMC avant sa liquidation) ;
    3. Elle est faite par Louis-François Mulliez non pas en personne, mais via une société luxembourgeoise : JFC Advanced. L’apport de JFC Advanced est valorisé par Claris France à 4,056 M€.
    La société JFC Advanced a été créée en 2007 par un apport valorisé à 6,85 M€, comprenant 24,9975% de la SC Loubyfan (la SC collective de Louis-François Mulliez, de son frère Yann et de ses deux sœurs Brigitte et Fanny), et 99,975% de la SC Loudie (la SC personnelle de Louis-François Mulliez). Fin 2007, la SC Loubyfan dispose de 41,45 M€ de fonds propres, et a réalisé un bénéfice de 582 K€ ; la SC Loudie dispose de 1,043 M€ de fonds propres, et a réalisé un bénéfice de 17 K€. Les comptes 2008 ne sont pas encore publiés.
    En revanche, une autre société luxembourgeoise créée en 2005 nous intéresse : Efese SA. En 2007, le capital de cette société passe de 200 K€ à 7 050 K€, suite à un apport de 6,85 M€ réalisé par des apports de … titres JFC Advanced : 74,83% par M. Louis-François Mulliez, et 12,36% par chacun de ses deux enfants. Efese SA disposait déjà de 4,2 M€ de titres en 2006 ; ces participations passent à 11,1 M€ en 2007, et ne varient guère en 2008.
    Efese annonce en 2008 des fonds propres de 106,445 M€ pour JFC Advanced (contre 6,778 M€ en 2007) et 99,666 M€ de bénéfice net en 2008 (contre 103 K€ de pertes en 2007).

    En d’autres termes, pour 25% de Loubyfan et 100% des autres investissements de sa composante, la valorisation des actifs de la famille Louis-François Mulliez serait d’au moins 106 M€. Cette valeur est cohérente par rapport à la valeur 1998 de la SC Loubyfan (82,33 M€ - voir ci-dessus). Elle donne, pour les 4 frères et sœurs un montant global de 424 M€.
    Comme les descendants directs de Louis Mulliez-Lestienne (la branche Louis Mulliez Cavrois) sont au nombre de treize, cette branche détiendrait donc au total des avoirs AFM à hauteur de 5,512 milliards d’euros. Ce qui reste à vérifier.

    Surtout, les descendants des deux frères aînés de la famille Louis Mulliez Lestienne, à savoir Louis et Gérard, détiendraient la moitié de l’ensemble de la fortune familiale. Ce doit être cela, l’esprit de famille.

    Outre Loubyfan et Loubyfan 2, les SC « familiales », les 4 frères et sœurs possèdent de nombreuses sociétés civiles : pour Brigitte Caulliez-Mulliez, les SC Camaflore, Arbriga, Cabriga, Flobriga, Mabriga et Rebriga ; pour Yann Mulliez les SC Celamax, Aneira, Ixamme, Licene et Phédane, et pour Fanny Bouchez-Mulliez les SC FMBO, Greprimariot, Fanivier Eliot, Fanivier Grégory, Fanivier Margaux et Fanivier Priscille.
    Parmi les SCI notons la SCI du Congo, la SCI San Pedro …

    Mis à part Louis-François Mulliez, qui est chez Auchan, cette partie de la composante familiale est à l’écart des affaires ; à la notable exception de M. Yann Mulliez, qui était membre du conseil de l’AFM.

    B. Boussemart

     


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  • Après la grève des « Pimkie », nous avions indiqué qu’il n’était pas indispensable de poursuivre la publication de nos portraits de l’AFM.

    Il semble que ce soit de plus en plus nécessaire, M. Richard Maurice et les DRH qu’il pilote dans les diverses enseignes dont il a la responsabilité n’ayant manifestement pas compris.
    Notre article 22 sera donc consacré prochainement à la descendance directe de la famille Louis Mulliez-Lestienne, et notamment à ses investissements au Luxembourg. Surprises garanties.

    Puis nous nous intéresserons à l’activité d’un membre éminent de la descendance de M. Louis Mulliez-Lestienne, à savoir le Président actuel de l’AFM, M. Thierry Mulliez.

    Encore merci à M. Richard Maurice et à ses DRH.

    B. Boussemart

     


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